Le Conseil économique, sociale et environnemental (CESE) vient de présenter une étude qui montre du doigt les activités de certaines administrations publiques et promoteurs immobiliers marocains, selon le quotidien arabophone “Akhbar Alyaoum”.

Cette étude a concerné principalement les grandes villes du Royaume, où la dérogation est devenue la règle. En effet, quelques “900 hectares auraient changé d’affectation pour servir les opérateurs, au détriment de l’intérêt général, dont 420ha destinés aux espaces verts ont été transformés en immeubles et en habitations par les promoteurs.”

Cependant, la loi interdit d’octroyer des dérogations dans les zones foncières réservées à des projets d’intérêt général. En outre, l’étude du CESE affirme que la majorité des dérogations profitent aux promoteurs immobiliers et non pas aux industriels, aux opérateurs touristiques et aux infrastructures.

Sur le total des terres ayant fait l’objet de ces dérogations,  Marrakech est en tête de liste avec 26% des terres concernées, suivie de Casablanca avec 19%. La région de Meknès-Tafilalet vient en 3ème position avec 11%, suivie par la région de Doukkala-Abda. En bas du hit-parade de la dérogation, la région de Tanger-Tétouan, qui n’affiche qu’un taux de 8%.

Le CESE dévoile ainsi que, sur un total de 7.578 projets ayant obtenu un accord préalable pour une dérogation, seuls 898 sont prévus dans des zones d’urbanisation nouvelles sur une étendue globale de 6.649 ha. Le reste est composé de dérogations pour augmenter le nombre d’étages, pour apurer des situations foncières ou pour réviser les modalités de projets déjà finalisé.

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