Kiosk – L’ex président du Club Raja mis sous les verrous, suite à une enquête sur “la corruption”

Un tribunal de Casablanca a ordonné l’arrestation vendredi d’un ancien président de l’un des plus grands clubs de football du Maroc, Raja Casablanca, dans le cadre d’une enquête sur la « corruption ».

Le juge d’instruction du tribunal de Casablanca a ordonné à l’ancien président de Raja, Aziz El Badraoui, et au législateur Mohamed Karimine, d’être  » placés en détention provisoire pour suspicion de gaspillage de fonds publics, de détournement de fonds et de falification », selon le journal The Sun.

L’enquête intervient alors que le pays d’Afrique du Nord se prépare à accueillir la prochaine édition de la Coupe d’Afrique des Nations, qui devrait avoir lieu l’année prochaine, ainsi que la Coupe du monde 2030.

+ 29 membres du parlement poursuivis pour corruption +

La décision a été prise à la demande du procureur après que les suspects ont été interrogés plus tôt cette semaine au sujet des accords signés entre une société de collecte des déchets appartenant à El Badraoui et la municipalité de Bouznika, la ville satellite de Rabat dirigée par Karimine.

Karimine est actuellement représentant du Parti Istiqlal, qui fait partie de la coalition dirigeante au Maroc. El Badraoui, un homme d’affaires qui a été président de Raja de 2022 à 2023, est le dernier d’une série de personnalités publiques au Maroc à faire face à des allégations de corruption.

En décembre dernier, Said Naciri, président de Wydad AC, le club de football archirival de Raja, a été arrêté dans le cadre d’une enquête sur le trafic de drogue aux côtés d’Abdenbi Bioui, une autre figure politique.

Vingt-cinq accusés font l’objet d’une enquête soupçonnés de participer à un système de « trafic international de drogue » dirigé par le ressortissant malien El Hadj Ahmed Ben Brahim alias Escobar du Sahara qui a été condamné à 10 ans de prison en 2019. Des audiences ont été fixées pour Naciri et Bioui les 14 et 15 février respectivement.

La branche marocaine de la surveillance mondiale de la corruption Transparency International a déclaré la semaine dernière que 29 membres du parlement du pays avaient été poursuivis pour corruption ces dernières années, un chiffre qu’elle a décrit comme « très inquiétant », ajoute le journal.

Article19.ma