La bibliothèque Sbihi de Salé a célébré ses 50 ans d’ouverture au public en organisant le samedi 12 novembre, un colloque lors duquel des chercheurs universitaires et hommes de lettres ont qualifié l’institution de « patrimoine national » qu’il faut préserver.

Les participants à cette rencontre ont tenu à rendre hommage à l’ancien conservateur de la bibliothèque, feu Abdellah Sbihi, estimant que cette institution doit être classée « patrimoine immatériel », au regard de la valeur de ses livres, manuscrits et publications.

Ainsi, la bibliothèque met à la disposition du public un fonds documentaire constitué d’archives et de manuscrits en langues arabe et française.

+ 4.300 manuscrits et 1140 livres +

Selon le conservateur de la bibliothèque, Ahmed Sbihi, cette dernière contient pas moins de 4.300 manuscrits et 1140 livres et des milliers d’ouvrages en langue française, notant que la bibliothèque a contribué ces dix dernières années à la préparation de 230 thèses de doctorat ou mémoires de masters par des étudiants marocains et étrangers.

Ce colloque, organisé par l’association Salé Al Moustakbal, a été l’occasion pour rendre hommage à des éminentes personnalités ayant servi la ville de Salé, dont Abdellah Sbihi, qui n’a épargné aucun effort pour préserver ce patrimoine national, non seulement en tant que conservateur de la bibliothèque, mais aussi comme expert de ses archives ayant fortement contribué à son enrichissement.

La bibliothèque a été fondée en 1967 par hajj Mohamed Sbihi (1882-1969) et hajj Abdellah Sbihi (1914-1995). Comme les fondateurs l’ont voulu dans leurs testaments, la bibliothèque demeure une fondation privée à but non lucratif ouverte au public, notamment aux étudiants et aux chercheurs.

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