Le collectif « Tada Tamaghrabit » a adressé récemment un mémorandum aux présidents des groupes parlementaires et aux représentants des centrales syndicales, dans lequel il estime que les dispositions du projet de loi de finances 2023 (PLF) remettent en question le dispositif mis en place par le législateur pour intégrer l’Amazighe dans l’enseignement.

Pour l’écrivain et chercheur amazigh, Ahmed Assid, le mémorandum de Tada vise à « attirer l’attention du gouvernement sur l’importance de réactualiser et d’améliorer le plan gouvernemental intégré et d’activer la loi cadre, en particulier en ce qui concerne l’enseignement qui devrait bénéficier de la priorité, et non pas de l’élaboration d’une feuille de route partielle et réductrice ».

Dans une déclaration au site goud.ma, Assid a ajouté que « l’enseignement est la base de réussite de tous les autres chantiers de l’État », relevant que le but aussi est « d’alerter le gouvernement sur les délais fixés dans la loi cadre, dont le non-respect place le gouvernement pratiquement en dehors de la loi ».

« Le plus important à souligner à ce sujet, peut-être, est que le gouvernement, dans sa gestion du dossier amazigh, ne respecte pas l’ordre logique des priorités qui est défini par la constitution et la loi cadre lequel place l’éducation au premier plan ainsi que les médias. »

Assid a, en outre, relevé que « peut-être les craintes des acteurs de la société civile sont justifiées pour avoir été habitués par les gouvernements successifs à ne pas honorer leurs engagements, et à la perte de temps, en ce sens qu’il y a une contradiction entre les promesses du gouvernement, ses mémorandums, ses correspondances et les déclarations encourageantes et positives de son chef, et entre ce qui se passe réellement au sein des institutions, et qui est insignifiant et n’affecte pas la situation de l’Amazighe qui reste encore dans une situation d’une décision relativement en suspens ».

Article19.ma