Le wali de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, s’est dit opposé à l’institutionnalisation des subventions directes pour faire face à la hausse des prix et qu’il préfère une aide ciblant les couches nécessiteuses, plaidant pour la mise en place, sans délai, du Registre social unifié.

Lors d’une conférence de presse, mardi à Rabat à l’issue du Conseil d’administration de Bank Al-Maghrib, M. Jouahri, dont les propos ont été relayés par le site arabophone Hespress, a indiqué que le soutien décidé par le gouvernement au profit des professionnels du transport à la suite de la hausse des prix des carburants s’élève à 2,75 milliards de dirhams environs et devrait atteindre 5 milliards de dirhams d’ici la fin de l’année.

Il a ainsi plaidé pour la mise en place dans les plus brefs délais du Registre social unifié afin de venir en aide aux groupes sociaux éligibles, se refusant, par ailleurs, d’évaluer le mécanisme d’accompagnement approuvé par le gouvernement au profit des professionnels du transport pour faire face à la hausse des prix des carburants.

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+ L’inflation au Maroc est tirée par des pressions d’origine externe +

Concernant la décision de relever le taux directeur à 2 % pour faire face à l’inflation, qui a atteint un niveau record en août dernier d’environ 8 %, M. Jouahri a reconnu que cette mesure n’est pas suffisante.

Le wali de la Banque centrale a indiqué que l’inflation au Maroc est tirée par des pressions d’origine externe, en plus des pressions internes, soulignant que la hausse continue des prix des matières premières alimentaires et énergétiques importées poussera l’inflation à un niveau élevé en 2022 jusqu’à atteindre 6,3 % au lieu de 1 % et 4 % en 2021.

Bank Al-Maghrib prévoit une baisse l’inflation qui reviendra à 2,4% l’an prochain, relevant, toutefois, l’incertitude qui caractérise la conjoncture internationale, ce qui nécessite une surveillance étroite de la situation économique, tant au niveau national qu’international.

Selon les projections de Bank Al-Maghrib, au niveau national, la croissance économique enregistrera un net ralentissement cette année à 0,8% du fait de l’impact de la sécheresse et devrait s’accélérer à 3,6% l’an prochain.

Article19.ma