La présidente du Conseil national des droits de l’homme (CNDH), Amina Bouayach, a appelé à une redéfinition du viol, suite au décès d’une jeune fille de 14 ans récemment à Boumia, dans la province de Midelt, après un avortement clandestin réalisé au domicile de son violeur.

Dans un post sur le site web du CNDH, Mme Bouayach a estimé que la définition actuelle du viol « n’inclut pas toutes les formes d’abus sexuels, dont les abus sexuels sur enfants », mais seulement comme étant « un rapport sexuel d’un homme avec une femme sans son consentement ».

+ Le viol est punissable +

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Le viol est punissable, rappelle-t-elle, « en tant que crime, de 5 ans de prison au minimum. Le Code pénal classe tous les autres cas, y compris ceux concernant les enfants mineurs, des deux sexes, parmi les cas d’abus sexuels », lesquels n’ont aucune définition et sont considérés comme un délit, lorsqu’ils sont commis sans violence, et punis d’un emprisonnement allant de 2 à 5 ans. Ils sont considérés comme un crime seulement lorsqu’ils sont accompagnés de l’usage de la violence.

A cet égard, Mme Bouayach a rappelé le mémorandum du CNDH sur le projet de code pénal qui appelle à une redéfinition du viol pour y inclure toutes les formes d’agression sexuelle, quel que soit le sexe de la victime ou du violeur, ou leurs relations ou leurs statuts, avec des peines plus sévères, particulièrement lorsqu’il s’agit d’enfants mineurs ou incapables d’exprimer leur consentement, afin de mettre fin à la confusion et à l’impunité.

Article19.ma