La province espagnole de Huelva accueillera quelque 15.350 ouvrières agricoles marocaines au cours de la saison 2022-2023 de récolte des fruits rouges, soit 5000 de plus par rapport au dernier groupe ayant travaillé dans les champs de cette région méridionale de l’Espagne.

Selon le site arabophone Hespress, qui cite des médias espagnols locaux, cette décision a été prise lors d’une réunion de coordination, tenue lundi dernier à Tanger, à laquelle ont pris part des représentants du gouvernement marocain, dont le ministère de l’Intégration économique et l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC), le représentant du gouvernement de la province de Huelva, le ministère espagnol de l’Intégration, de la Sécurité sociale et de l’Immigration et le directeur général de la Migration, ainsi que des représentants des associations et coopératives agricoles de l’Andalousie.

+ « Une migration régulière, organisée et sûre au profit de tous » +

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La même source a ajouté que cet accord est intervenu à la demande de la partie espagnole suite au mécontentement exprimé par les coopératives agricoles de la région de Huelva qui estiment que le nombre de 14000 ouvrières fixé précédemment par un récent accord n’était pas satisfaisant.

Dans un communiqué, les coopératives alimentaires et agricoles de la province de Huelva ont jugé insuffisant le nombre 14000 ouvrières, estimant qu’il est « bien inférieur aux besoins de main-d’œuvre devant assurer la récolte des fraises et des fruits rouges dans la province », alors que lors de la dernière saison avant la Pandémie de Covid elles étaient 16.500 ouvrières agricoles marocaines à travailler dans les champs des fruits rouges dont la superficie est en augmentation.

Lors de la réunion avec les responsables marocains, lundi à Tanger, le directeur général espagnol de la migration, Santiago Yerga, a souligné l’importance de l’accord, qui permettra « non seulement de maintenir une collaboration fluide avec le Maroc et de renforcer les relations entre les deux pays, mais aussi de garantir un projet d’avenir à ces travailleuses qui dépendent de ce programme, lequel profite à toutes les parties et limite la migration illégale ».

De son côté, la représentante du gouvernement espagnol dans la province de Huelva, Manuela Parrallo, a indiqué que des améliorations seront introduites sur le système de délivrance des permis de travail et de séjour ainsi que sur les procédures de délivrance des visas, entre autres, dans l’objectif commun de parvenir à « une migration régulière, organisée et sûre au profit de tous ».

Article19.ma