L’idéologue russe proche du Kremlin, Alexander Douguine, décrit comme étant « le cerveau de Poutine », estime que « le Maroc incarne la centralité historique et culturelle de la région du Maghreb, compte tenu de sa longue référence historique ».

Dans une interview au quotidien L’Economiste, relayée par le site Hespress, l’idéologue russe a souligné que « la question du Sahara reflète le problème que posent les frontières en général », relevant que « le conflit du Sahara confirme l’impossibilité de l’acceptation des frontières héritées du colonialisme ».

« Le Maroc est attaché à ses droits historiques et à ses principes, ce qui en fait le centre de l’histoire et de la civilisation dans la région maghrébine », a-t-il dit, affirmant qu’il ne s’agit pas d’une question de frontières de l’État national, mais que cette question relève plutôt de « l’étendue de l’empire marocain ».

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+ Les choses ont changé depuis la chute du mur de Berlin +

En ce sens, il a souligné l’existence d’une « similitude entre le Maroc et la Russie due à l’appropriation de leurs terres par les puissances européennes ».

« Le Maroc a toujours été un allié traditionnel de l’Occident, mais les choses ont changé pour lui depuis la chute du mur de Berlin », a-t-il soutenu, soulignant l’ouverture du Maroc sur de nouveaux alliés, notamment la Chine et la Russie.

Douguine a estimé que la visite effectuée par le Roi Mohammed VI à Moscou et à Pékin a ouvert de nouveaux horizons pour le Royaume qui a « renforcé sa capacité à négocier avec les États-Unis et l’Europe. Ce qui lui a permis de remporter des victoires diplomatiques grâce à sa nouvelle approche ».

Article19.ma