Des images satellites diffusées sur des forums de défense représentent le système d’armement récemment acquis par les forces armées algériennes.

Des images des systèmes de missiles sol-air S-350 de fabrication russe, achetés en 2020, installés dans les bases militaires algériennes ont été diffusées dans divers forums et médias numériques proches des sphères d’influence du pouvoir algérien.

Toutefois, des doutes subsistent quant à l’origine de ces images, qui pourraient avoir été filtrées par le commandement militaire algérien pour montrer sa puissance d’armement face au Maroc qui multiplie ses d’accords militaires avec Israël, le dôme de fer ou le Barak-8 deux systèmes de défense aérienne qui rivalisent avec le S-350, selon le site espagnol altalyar.com.

Le système de missile sol-air S-350 est un système de moyenne portée, comme le Buk-M2 et le S-300, dont dispose déjà l’Algérie. Selon les images satellitaires diffusées, au moins cinq unités de ce système ont été installées sur la base militaire algérienne située dans la zone nord de la capitale. Mais ils pourraient être transférés sur la base aérienne de l’Alat, située à seulement 115 km de la frontière avec le Maroc, pas loin d’Oujda, a précisé la même source en ce début de semaine.

La zone frontalière entre les deux pays est un théâtre militaire où les tensions se sont accrues depuis la rupture du dialogue entre les deux gouvernements en 2021. Début 2022, le Maroc a annoncé la création d’une nouvelle zone militaire à l’Est, en bordure de la frontière. , alors que la presse internationale spécule sur l’installation d’une base militaire collective avec Israël, l’une des lignes rouges d’Alger.

+ Les analystes écartent la possibilité d’une guerre ouverte, même de faible intensité +

En Algérie, le chef d’état-major dirigé par Saïd Chengriha, a prévu d’importants exercices militaires près de la frontière en réponse au Maroc. C’est ainsi que l’actuel chef d’état-major général a mis en place la défense des plus de 1 500 km de frontière que partagent l’Algérie et le Maroc, dont la majeure partie est constituée du vaste désert du Sahara.

Le Maroc et l’Algérie ont augmenté ses dépenses militaires de 12% et 8% respectivement entre 2020 et 2021, associé à un climat diplomatique chauffé par les accords israélo-marocains et les avancées marocaines au Sahara, qui laisse présager des perspectives d’avenir désastreuses pour la région. Cependant, les analystes écartent la possibilité d’une guerre ouverte, même de faible intensité, entre les deux puissances maghrébines, affirme la même source.

L’idée dominante est que toute recrudescence des hostilités impliquant une confrontation militaire serait contrôlée par l’Union européenne, qui s’est engagée à construire une frontière sud aussi stable et sûre que possible, pour éviter des expériences comme celle de la Libye, qui a connu des conséquences négatives en termes de sécurité, de migration et d’économie, ajoute la même source.

Article19.ma