Un débat instructif. L’ambassade de France au Maroc a abrité, le lundi 27 juin, à la Résidence de France à Rabat, une conférence de haut niveau que l’ESSEC Business School a organisé sur le thème : « Le Maroc et l’intégration régionale en Afrique : le défi des talents ».

Dans son mot d’accueil, Mme Hélène Le Gal, l’Ambassadrice de France à Rabat a évoqué les potentialités et les perspectives du continent africain, notamment sa jeunesse, une force de travail et d’innovation, qui atteindra le milliard de jeunes à l’horizon 2050.

« L’Afrique est un continent plein de promesses… la France et le Maroc en partenariat avec les grandes écoles comme l’ESSEC, sont pleinement engagés pour accompagner l’émergence des jeunes talents et les acteurs de demain », a expliqué Mme Le Gal.

+ Le « pari marocain » +

Installée au Maroc depuis 2017, l’ESSEC Business School a fait “le pari du Maroc pour son développement international”, affirme-t-on. Ecole de commerce de premier rang au niveau mondial, historiquement ancrée en région parisienne, l’ESSEC a adopté une feuille de route ambitieuse pour son développement en Afrique qui sera déployée à partir de son campus de Rabat.

Le modérateur de la conférence M. Abdelmalek Alaoui, président de l’Institut marocain d’intelligence stratégique (IMIS) a salué, lors de son intervention, les efforts de l’ESSEC la décrivant comme étant « une école précurseur, en faisant ce pari marocain ».

Pour sa part, M. Mohamed El Kettani, président-directeur général d’Attijariwafa bank, a souligné le rôle pionnier des entreprises marocaines en Afrique, notamment en matière d’investissement qui accompagne les PME et PMI africaines.

En ce qui concerne, une stratégie d’intégration et de coopération Sud-Sud s’impose, selon lui, “le Maroc doit jouer un rôle extrêmement dynamique”, a-t-il dit.

Par ailleurs, il rappelé que le roi Mohammed VI avait lancé un appel dans l’un de ses discours au secteur privée pour s’investir en Afrique, y compris pour les trois premières banques du pays dont Attijariwafa bank.

“Voici quelques chiffres clés: 52 visites royales vers 29 pays africains qui ont abouti à la signature de plus de 1000 accords de coopération et de conventions bilatérales”, a-t-il rappelé.

En matière de migration, le Maroc a été “l’un des rares pays” qui, dès 2014, a mis en place une politique migratoire qui a permis de régulariser plusieurs dizaines de milliers de migrants subsahariens.

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