Une page a été tournée à jamais. Et pour cause, au Maroc, la Direction des douanes et impôts indirects (ADII) a indiqué qu’il a été « mis fin à toutes les activités de contrebande » aux postes frontières des villes occupées de Sebta et Mellilia.

« La contrebande que connaissaient les deux points de passage est devenue inacceptable et appartient désormais à une époque complètement révolue », a indiqué l’ADII dans une réponse écrite à une question à ce sujet du site de la chaîne publique SNRT News.

L’ADII a ajouté que « toutes les mesures ont été prises dans le but de mettre fin définitivement à toutes les formes de contrebande que connaissaient les deux points de passage et qui constituaient un obstacle majeur à l’instauration d’une atmosphère propice au transit normal » aux postes frontièrs, soulignant que depuis la réouverture des deux points de passage, dans la nuit du 17 mai courant, aucune activité de contrebande dite « vivrière » n’a été enregistrée.

+ Saisir toute marchandise » entrée illégalement +

La même source a précisé que les agents des douanes « saisiront toute marchandise » entrée illégalement, « verbaliseront les voyageurs concernés » et leur imposeront les sanctions et amendes financières légales ».

Elle a également fait savoir que les points de postes frontaliers de Bab Sebta et Mellilia sont exclusivement réservés au passage des voyageurs avec leurs bagages personnels, ajoutant que l’importation des marchandises se fait à travers les bureaux de douane destinés légalement à cet effet.

L’ADII a, en outre, indiqué que des efforts sont déployés pour contribuer à l’intégration dans le tissu économique formel des personnes qui s’adonnaient à la contrebande.

Parmi les actions entreprises, elle a, entre autres, rappelé la création de la zone d’activité économique (ZAE) à Fnideq ainsi que l’accompagnement par l’ADII des personnes qui s’adonnaient à la contrebande et qui désirent se convertir dans l’importation légale de marchandises.

Ouverte officiellement en février dernier, la réalisation de la ZAE, qui s’inscrit dans le cadre du programme de développement économique et social de la province de Tétouan et de la préfecture de M’diq-Fnideq, a nécessité la mobilisation d’une enveloppe budgétaire de plus de 200 millions de dirhams.

La valeur globale des produits de contrebande en provenance de Sebta et Melilla était estimée annuellement à 1 milliard d’euros, soit 10 milliards de dirhams, alors qu’avant la fermeture des deux postes frontières en 2020 environ 10.000 personnes entraient
quotidiennement dans les deux villes occupées, dont l’écrasante majorité s’adonnait à la contrebande dite « vivrière ».

Maintenant il faut passer à autre chose…

Article19.ma