Le président Emmanuel Macron a plaidé, dans son discours d’ouverture de la présidence française du Conseil de l’UE, mercredi au parlement européen à Strasbourg, pour une « nouvelle alliance » avec l’Afrique.

L’Europe a « le devoir de proposer une nouvelle alliance au continent africain, les destins des deux rives de la Méditerranée sont liés », a déclaré le chef de l’Etat français devant les eurodéputés, en l’absence de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, cas contact Covid-19.

+ «Réinventer une nouvelle alliance avec le continent africain» +

A cette occasion, Emmanuel Macron a annoncé un sommet en février prochain, « afin de refonder notre partenariat avec le continent africain ».

« Nous devons dans les mois à venir franchir une nouvelle étape, réinventer une nouvelle alliance avec le continent africain, d’abord à travers un nouveau deal économique et financier avec l’Afrique qui doit s’appuyer sur ce nous avons construit au mois de mai dernier, l’Europe ayant proposé, défendu et acté l’émission de droits de tirage spéciaux FMI (…) mais avec des propositions d’investissements très concrètes”, a affirmé le président français.

Deuxièmement, a-t-il poursuivi, avec des agendas en matière d’éducation, de santé, de climat, pour le développement du continent et l’espoir de la jeunesse africaine, faisant observer que le troisième pilier concerne un agenda de sécurité, par le soutien européen aux Etats africains confrontés à la montée du terrorisme.

“Enfin en luttant contre l’immigration illégale et les réseaux de passeurs pour mieux favoriser les circulations liées aux alliances culturelles, académiques et économiques », a relevé le chef de l’Etat français dans son discours.

+ Une réforme de l’espace Schengen +

Dans son discours devant les eurodéputés, M. Macron a également détaillé les priorités de la présidence française du conseil de l’UE, portant sur la souveraineté économique, le renforcement de la démocratie, de l’Etat de droit et des droits de l’Homme, la protection de l’environnement et de la biodiversité, la consolidation de la place de l’Union européenne sur l’échiquier international et le renforcement de sa défense en complémentarité avec l’OTAN et la protection de ses frontières extérieures.

Il a plaidé entre autres par une réforme de l’espace Schengen, la régularisation des géants du numérique et la création d’un « véritable marché unique du numérique » dans l’UE.

Le président français est revenu également notamment sur les relations des vingt-sept avec la Grande Bretagne et la Russie ainsi que sur les tensions actuelles aux Balkans.

La France préside depuis le 1er janvier et pour six mois le Conseil de l’Union européenne, et ce pour la treizième fois de son histoire.

Le coup d’envoi officiel de cette présidence a été donné le 7 janvier à Paris, par le Président Emmanuel Macron et la présidente de la Commission Ursula von der Leyen.

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