Après un demi siècle de vie tranquille et sans problèmes avec la propriétaire de leur maison qui donne sur le Bouregreg aux Oudayas, la famille Megri risque de se retrouver sans abris, selon des interviews chocs partagées sur les réseaux sociaux.

Le mercredi 12 janvier “deux huissiers” auraient forcé les portes de la maison de location des Megri, en “l’absence d’agents d’autorité et sans ordre du procureur”, selon les propos de l’artiste Nasr Megri, fils du défunt Hassan Megri.

La propriétaire de la maison, fille d’un ancien ministre, a exigé de la famille Megri de quitter les lieux suite à une plainte en justice. Il semblerait que la plainte en question remonte à plusieurs années.

+ La famille Megri y habite depuis 1974 +

De son côté, la famille Megri affirme avoir habité dans cette maison et y avoir investi beaucoup d’argent pour sa réhabilitation et ce depuis 1974.

“Mon père était locataire de la maison depuis 1974 et les documents prouvant cette location sont encore en possession de la famille”, rappelle Nasr Megri.

Et d’ajouter qu’en 1980, son père Hassan et son oncle Mahmoud avaient obtenu un document attestant qu’ils sont locataires de la maison, et que personne n’a le droit de les expulser.

+ L’histoire du litige remonte à 2009 +

La première propriétaire de la maison des Megri, qui a une belle vue panoramique sur la ville de Salé, avait vendu cette dernière en 2009, “sans avoir pris la peine d’en avertir ses locataires”, proteste Nasr Megri.

La nouvelle propriétaire avait alors “déposé plusieurs plaintes en justice avec, à chaque fois, un prétexte différent, pour nous faire évacuer, mais toutes ses plaintes avaient été rejetées par le tribunal”, ajoute Nasr Megri.

“La propriétaire de la maison a réussi à avoir un ordre d’évacuation obligatoire”, souligne-t-il.

Il est à noter que les Megri ont toujours continué à s’acquitter du loyer du domicile.

Par ailleurs, nombreux internautes ont exprimé leur solidarité avec la famille Megri, et demandent l’intervention des autorités afin de trouver une solution à ce litige.

Pour rappel, Hassan Megri est décédé en juillet 2019 des suites d’une longue maladie. Hassan, l’un des frères Megri était auteur-compositeur-chanteur, la chanson marocaine moderne lui doit des morceaux inoubliables, tels « Lili touil » (Ma nuit est longue »).

Affaire à suivre…

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