La cour d’appel de Settat a condamné, mercredi, à deux ans de prison ferme le principal accusé dans l’affaire « sexe contre bonnes notes » dans laquelle sont poursuivis quatre autres enseignants de la Faculté des sciences juridiques de l’université Hassan 1er de Settat.

Le mis en cause était poursuivi pour « harcèlement et agression sexuelle avec violence. »

La victime aurait « retiré sa plainte », soulignant dans le document attestant son abandon des poursuites en tant que partie civile que sa décision a été prise après sa « réconciliation » avec le prévenu, selon des médias locaux.

Par ailleurs, sur des réseaux sociaux la d’un chèque bancaire portant le nom de la victime qui « l’aurait reçu » en échange de son abandon des poursuites, mais il est difficile de vérifier la véracité de cette info, affirme-t-on.

La cour a entendu le mis en cause à distance, via visioconférence, depuis la prison agricole d’Ain Ali Moumen près de la ville de Settat, tandis que l’étudiante victime et un témoin ont été entendus lors d’une audience qui a duré plus d’une heure.

L’épouse de l’accusé, qui était présente à l’audience, a indiqué qu’elle n’engagera pas de poursuites à l’encontre de son mari pour adultère.

Les quatre autres enseignants, dont deux sont en liberté provisoire, doivent comparaître ce jeudi 13 janvier dans le cadre de la même affaire. Ils font face à de lourdes charges : « incitation à la débauche », « discrimination fondée sur le genre », « violence contre des femmes ».

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