Par Ali Bouzerda


Il n’y a pas quatre chemins à emprunter face au chantage et à l’agit-prop de l’adversaire, mais un seul : la fermeté.

Et pour cause, à l’occasion du 46ème anniversaire de la Marche Verte, le Roi Mohammed VI a affirmé : « Pour le Maroc, son Sahara n’est pas à négocier. Aujourd’hui comme dans le passé, la Marocanité du Sahara ne sera jamais à l’ordre du jour d’une quelconque tractation. »

Et pour éclairer ceux qui refusent de comprendre la position du Royaume, le Souverain a dit : « En fait, si nous engageons des négociations, c’est essentiellement pour parvenir à un règlement pacifique de ce conflit régional artificiel. »

Artificiel, il l’a été dès le début des années 70, car les autorités algériennes n’ont jamais admis que le Royaume ait pu retrouver son unité territoriale grâce à une Marche pacifique. Oui une Marche extraordinaire à laquelle toute une génération de 350.000 marcheurs avait pris part en 1975. Et pour nous féliciter de cet acquis, le président algérien de l’époque, Houari Boumediene, s’est mis dans une colère noire, et au quart de tour, il a pris la méchante et inhumaine décision de chasser des dizaines de milliers de Marocains qui vivaient tranquillement en Algérie.

Décision « irrationnelle », bien évidemment comme a dit un diplomate asiatique, qui rappelle celle de l’actuel chef d’État Abdelmadjid Tebboune, de rompre les relations diplomatiques entre les deux pays frères, fermer le Gazoduc Maghreb-Europe, fermer l’espace aérien, couper les relations traditionnelles vitales entre les deux offices d’électricité, puis entre les deux agences de presse, couper et continuer encore à couper…

Hahahahahaha! “ Laughs best who laughs last“ (Rira bien qui rira le dernier), disent les Anglo-Saxons.

Oubliant le soutien indéfectible du Royaume à la Révolution algérienne (1954 -1962) et son refus de négocier avec le protectorat français du tracé frontalier « dans le dos des frères algériens » (comme l’a dévoilé feu Mohammed V), la majorité des décideurs algériens qui se sont succédés au pouvoir, depuis 1962, auraient par contre espérer « couper l’oxygène » qui traverse la frontière afin de nous étouffer. Le seul qui a dérogé à la règle : feu Mohamed Boudiaf. Sauf que ce dernier a été lâchement assassiné par les militaires, le 29 juin 1992 à Annaba, car il a osé rompre l’omerta et annoncer publiquement son vœu le plus cher de mettre fin rapidement au conflit artificiel du Sahara.

Après ce bref rappel historique, il faut bien souligner que dans un contexte d’escalade verbale et politique du côté algérien, le discours du Roi du Maroc a été ferme et sans ambiguïté.

Cela ne concerne pas seulement le voisin de l’Est, mais aussi les partenaires occidentaux du Maroc qui refusent de regarder la vérité du passé historique en face. Ce passé qui a vu la légitimité du Royaume sur ses provinces du Sud bafouée par les puissances coloniales aux XIX – XXème siècles

Ainsi, le Souverain a rappelé que les temps ont changé et que dorénavant il faut faire un effort et suivre l’exemple des États-Unis d’Amérique dans sa reconnaissance officielle de la souveraineté du Maroc sur chaque grain de sable du Sahara.

« Nous tenons à exprimer Notre considération aux pays et aux groupements qui sont liés au Maroc par des conventions et des partenariats et pour qui nos provinces du Sud constituent une partie intégrante du territoire national. En revanche, à ceux qui affichent des positions floues ou ambivalentes, Nous déclarons que le Maroc n’engagera avec eux aucune démarche d’ordre économique ou commercial qui exclurait le Sahara marocain », a précisé le Roi dans son discours à la nation, ce samedi 6 novembre 2021.

Dans cet ordre d’idées, certains pays du groupement de l’Union Européenne, comme l’Allemagne et autres, qui tentent de jouer sur tous les tableaux, sont invités à se rendre à l’évidence et adopter une position claire et sincère dans leurs relations avec le Maroc.

Tout a été dit ou presque…

In fine, une petite sagesse: la caravane passe avec sérénité d’un pas ferme, le Maroc, lui, ne parle même pas “des chiens qui aboient”, par politesse et diplomatie.

À bon entendeur salut!

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