Nul n’est au-dessus de la loi. L’ancien président français Nicolas Sarkozy a été condamné ce jeudi 30 Septembre à un an de prison ferme pour pour financement illégal de sa campagne pour la présidentielle 2012, dans le cadre de l’affaire Bygmalion, a rapporté le journal lemonde.fr.

Dans cette affaire, Nicolas Sarkozy « n’était pas mis en cause pour le système de fausses factures au cœur de la fraude, mais pour avoir dépassé de plus de 20 millions d’euros le seuil légal de dépenses électorales », précise la même source.

Durant le procès, seuls quatre des quatorze prévenus ont reconnu “partiellement” leur responsabilité dans la mise en place d’un système de fausses factures afin de masquer l’explosion des dépenses de la campagne électorale.

« L’affaire Bygmalion”, dite aussi l’affaire “des comptes de campagne de 2012”, est une affaire politico-financière française, l’UMP aurait tenté via un système de fausses factures avec l’agence Bygmalion, de masquer les dépassements de frais de campagne.

Selon Le Monde, ces personnes sont : trois ex-cadres de Bygmalion et l’ancien directeur de campagne adjoint du président candidat, Jérôme Lavrilleux.

+ Sarkozy était absent lors du verdict +

L’ancien chef de l’État, absent de l’audience, « a poursuivi l’organisation de meetings », après avoir été « averti par écrit du risque de dépassement » du plafond légal, a souligné la présidente de la 11e chambre correctionnelle du tribunal de Paris, Caroline Viguier.

L’enquête a révélé que le prix réel des 44 meetings organisés par l’agence événementielle Bygmalion avait été drastiquement réduit “80 % des factures ont disparu” et le reste réglé par l’Union pour un mouvement populaire (UMP) au nom de conventions fictives du parti, d’après Le Monde.

Il est à noter que l’ancien président de la République a été condamné le 1er mars à trois ans de prison (dont un an ferme) pour corruption et trafic d’influence dans une autre affaire, celle « des écoutes ».

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