Credit photo: Febrayer.com

Sans nuances. La Secrétaire générale du Parti socialiste unifié (PSU), Nabila Mounib, estime que le rapport de la Commission spéciale sur le modèle de développement (CSMD) ne détermine pas les responsabilités de chacun concernant la situation actuelle du pays et n’aurait pas adopté de logique de réflexion nouvelle.

Dans une entretien accordé au site arabophone febrayer.com, Mme Mounib a indiqué qu’il y a eu une concertation au sein du PSU sur l’opportunité de rencontrer les membres de la CSMD, « car il y avait eu plusieurs rapports auparavant qui sont restés lettres mortes, dont ceux de l’Instance equité et réconciliation (IER) et du Cinquantenaire ».

Lors de « notre rencontre avec les membres de la commission, le 10 janvier 2019, nous avons présenté notre vision et quand le rapport a été annoncé nous les avons rencontrés de nouveau et discuté avec eux du rapport », a rappelé la dirigeante du PSU.

« Nous leur avons fait savoir que nous attendions d’eux qu’ils déterminent aussi les responsabilités, que ce rapport devrait intervenir dans un contexte de détente politique et montrer les ruptures à opérer dans certains choix comme ceux des accords de libre échanges, qui doivent être revus, et la gestion déléguée de certains secteurs. Puis nous leur avons dit que nous n’avons pas besoin d’un pacte national mais d’un nouveau contrat social entre l’État et la société pour remédier au manque de confiance ».

Et d’ajouter: « nous avons critiqué deux mécanismes que propose la commission : le pacte national que doivent signer les partis politiques représentés au parlement, et le fait de placer le mécanisme de suivi entre les mains du souverain ».

La cheffe du PSU s’interroge : « Comment pourrions-nous signer aux côtés de personnes responsables en grande partie du niveau de corruption dans le pays. Donc nous leur avons dit que nous refusons de signer (le pacte) ».

Et d’ajouter : « Deuxièmement, nous leur avons dit : vous avez placé le mécanisme de suivi entre les mains du roi. Ceci consacre la monarchie exécutive absolue alors que nous appelons à une monarchie parlementaire ».

Mme Mounib explique le fait que le PSU appelle à un régime de monarchie parlementaire ne constitue pas une rupture avec l’institution royale.

« Avec qui allons-nous instituer une monarchie parlementaire? Bien sûr avec le roi », a-t-elle affirmé, selon febrayer.

Article19.ma

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