Scandales en cascade? Renault mardi, Volkswagen mercredi, d’autres constructeurs bientôt? Le géant de l’automobile allemand, par qui le scandale du «dieselgate» est arrivé, a été mis en examen pour «tromperie» en France, tandis que son ancien patron est mis en accusation pour faux témoignage en Allemagne.

La firme Renault a été mis en examen pour « tromperie » mardi 8 juin, dans le cadre d’une l’information judiciaire ouverte en France le 12 janvier 2017, selon le journal Le Monde.

L’information judiciaire concerne les émissions polluantes des moteurs de certains des véhicules diesel du constructeur français, précise la même source.

Il est reproché à Renault d’avoir mis en place dans ses véhicules des dispositifs permettant de détecter les phases d’homologation et de les fausser.

Le ministère de la Justice demande au constructeur de verser une caution de 20 millions d’euros, dont 18 millions d’euros pour d’éventuelles amendes et dommages et intérêts, et de fournir une garantie bancaire de 60 millions d’euros à titre d’indemnité éventuelle, ajoute la même source.

+ Renault après Volkswagen +

L’affaire de logiciels truqueurs modifiant les mesures d’émissions polluantes des véhicules diesels, stratégie mise en œuvre par l’allemand Volkswagen, avait été découverte en 2015.

À l’époque, après la découverte du scandale en Allemagne, le ministère de l’Économie et des Finances avait demandé à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) d’enquêter sur les moteurs Diesel d’une douzaine de marques automobiles.

Il a fallu près de cinq ans pour que la justice aboutisse à la poursuite de Renault.

Concrètement, il est reproché à Renault d’avoir mis en place dans ses véhicules des dispositifs permettant de détecter les phases d’homologation, celles qui fixent les niveaux d’émissions polluantes, et de les fausser.

+ La réponse de Renault +

Cependant, Renault rejette toujours cette accusation.

« Il n’y a jamais eu de stratégie de tromperie et il n’y a jamais eu de logiciels truqueurs dans les moteurs de Renault », a déclaré Gilles Le Borgne, le directeur de l’ingénierie du géant automobile.

Renault devra déposer une caution de 20 millions d’euros, dont 18 millions d’euros pour l’éventuel paiement des dommages et des amendes. Il doit aussi verser en cash une garantie bancaire de 60 millions d’euros pour indemniser les éventuels préjudices. Les dirigeants de Renault ne s’attendaient pas à cette tuile qui tombe alors que le groupe tente de faire face à une série de mauvaises nouvelles.

Renault devra verser une caution de 20 millions d’euros, dont 18 millions d’euros pour d’éventuels dommages et amendes. Il doit également verser une garantie bancaire de 60 millions d’euros en espèces pour compenser d’éventuelles pertes, selon les médias français.

Pour rappel, le groupe Renault Maroc a dévoilé, le mois dernier deux nouveaux véhicules ; Nouvel Express et Nouvel Express Van.

L’usine Renault de Tanger fabrique pour la première fois les deux nouveaux modèles pour le marché national et international.

La question qui se pose : est-ce que les voitures Renault made in Morocco seraient concernées par ce scandale ou seulement celles fabriquées dans l’hexagone?

Affaire à suivre…

Article19.ma

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.