Au Maroc, les autorités de Rabat ont empêché mardi des militants des droits humains de manifester devant le Parlement en signe de solidarité avec le Soulaimane Raissouni, en grève de la faim.

Selon l’agence de presse Reuters, la police, plus nombreuse que le petit groupe de militants qui tentaient de se rassembler pour un sit-in devant le parlement, a dispersé ces derniers en les repoussant à l’aide de leurs boucliers anti-émeute.

Les cas des journalistes Raissouni et de Radi, tous deux maintenus en détention provisoire, ont suscité des critiques de la part d’organisations internationales de défense des droits humains, notamment Amnesty International qui considèrent que les deux journalistes ont été arrêtés plutôt pour des motifs politiques et non pas pour des abus sexuels, accusations que les deux hommes rejettent.

Raissouni est détenu depuis un an, son épouse et des militants des droits de l’homme affirment que sa santé se détériore à cause de sa grève de la faim alors que les autorités pénitentiaires affirment que sa santé était normale et qu’il était sous surveillance médicale quotidienne.

Quant à Radi, il a récemment mis fin à sa propre grève de la faim.

Selon Reuters, les manifestants devant le parlement ont brandi des photos des deux détenus et appelé à leur libération et à un système judiciaire équitable avant d’être contraints de quitter la zone.

« Nous sommes venus ici pour exiger la libération de Soulaimane Raissouni et Radi et aussi pour dénoncer la négligence et la détention arbitraire qu’ils ont tous les deux subie », a déclaré Khadija Riadi du comité de solidarité avec les deux journalistes.

« Les journalistes ne demandent pas l’immunité, ils veulent juste la liberté de se défendre dans un procès équitable pour prouver leur innocence », a-t-elle ajouté.

En janvier, des groupes marocains de défense des droits de l’homme ont dénoncé le recours de plus en plus à la détention provisoire comme une violation des droits humains.

Les autorités marocaines nient toute campagne contre la liberté d’expression, affirmant que la police et les tribunaux ne font qu’appliquer les lois du pays.

« Nous dénonçons l’intervention des autorités aujourd’hui et l’interdiction de notre sit-in », a déclaré à Reuters Abdelilah Ben Abdeslam, un autre militant des droits de l’homme.

Article19.ma

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