« L’Agenda 2063: l’Afrique que nous voulons », le plan d’action de l’Union africaine pour le développement du continent dans les décennies à venir, place l’insécurité alimentaire parmi les défis les plus graves que le continent doit surmonter pour s’affirmer sur la scène mondiale.

Selon le site Morocco World News, au moment où l’Afrique a fait des progrès considérables dans certains domaines, la plupart des rapports relèvent que le continent est toujours en retard pour ce qui est de la sécurité alimentaire.

Alors que le continent célèbre ce mardi 25 mai la Journée de l’Afrique, les effets négatifs socio-économiques du COVID-19 seront probablement au centre des visions et projections post-pandémique des dirigeants africains. Les défis de l’Afrique en matière de sécurité alimentaire sont énormes et extrêmement graves, selon un récent rapport du Centre d’études stratégiques de l’Afrique. Mais avec l’expertise et les ressources de l’Office chérifien des phosphates (OCP), le continent dispose d’un acteur africain avec le bon profil pour soutenir ses aspirations en cette matière, souligne Morocco World News.

Depuis sa création en 2016, l’OCP Afrique, filiale du groupe OCP, la plus grande société d’extraction de phosphate et leader mondial des engrais, s’est imposée comme l’acteur corporatif incontournable des gouvernements africains cherchant à tirer le meilleur parti d’engrais de haute qualité ou à développer une stratégie agricole efficace. Désormais actif dans 16 pays, l’OCP Afrique a parrainé ou lancé d’innombrables initiatives visant à aider les petits agriculteurs africains à accroître leur productivité et leurs revenus.

+ Relever les défis de la sécurité alimentaire +

Dans des pays comme la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Sénégal, par exemple, le programme « Agri Booster » de l’OCP devrait toucher plus de 12.000 petits exploitants agricoles d’ici 2022. Le programme est conçu pour soutenir les agriculteurs avec une assistance financière et technique, en ce sens que les petits exploitants reçoivent un expert, des conseils et des services financiers pour augmenter leurs rendements.

Selon Morocco World News, en Éthiopie et au Nigéria, l’OCP Afrique s’est associé aux autorités pour stimuler la productivité agricole en développant des usines locales pour la production d’engrais de haute qualité et spécifiques aux sols. L’ambition de l’OCP Afrique de renforcer les chances du continent de relever ses défis de sécurité alimentaire en aidant les pays à atteindre leurs objectifs de développement agricole est derrière toutes ses initiatives à travers le continent.

Mais l’Afrique a encore un long chemin à parcourir, en particulier avec la pandémie du COVID-19 et les crises persistantes liées au changement climatique qui présagent de sérieux obstacles à venir si les gouvernements africains et les autres parties prenantes ne s’adaptent pas rapidement. L’Afrique pourrait être au bord d’une crise croissante de denrées alimentaires de base, avertit le Programme alimentaire mondial (PAM) dans son dernier rapport annuel sur la sécurité alimentaire dans le monde.

Qu Dongyu, directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), partage le même point de vue. Dans des projections aussi catastrophiques que celles du PAM, Qu Dongyu a estimé au début du mois que l’Afrique pourrait faire face à de graves vagues de famine si les pays ne revoient pas leurs stratégies agricoles.

+ L’OCP dispose du savoir-faire technique et des ressources +

La raison de ces projections, a-t-il expliqué, est que la plupart des pays africains ne se sont pas pleinement engagés à respecter leur engagement de 2003 de consacrer 10% de leur budget national à la production alimentaire. Le chef de la FAO a, cependant, ajouté que le continent peut encore inverser sa trajectoire avec une véritable volonté politique et une vision judicieuse de la meilleure voie à suivre.

« Débloquons les goulots d’étranglement qui freinent le potentiel en augmentant la coordination et en améliorant les capacités humaines dans les pays africains », a recommandé Dongyu. À juste titre, l’OCP à toutes les exigences que Dogyu a relevées comme manquantes dans la plupart des stratégies gouvernementales en Afrique pour le développement agricole et l’autosuffisance.

Avec sa position de leader sur le marché mondial des engrais et sa concentration sur l’expertise locale croissante et le renforcement des échanges intra-africains, l’OCP dispose du savoir-faire technique et des ressources dont les gouvernements africains ont besoin pour augmenter leurs récoltes et lutter contre la pénurie alimentaire croissante face à la hausse des prix des denrées alimentaires de base.

Alors que de nombreux rapports projettent une crise d’insécurité alimentaire imminente et alors que l’Afrique est aux prises avec les conséquences dévastatrices du Covid-19, les pays africains ont un choix à faire. Si les pays du continent s’engagent à tenir leur promesse d’augmenter les dépenses agricoles, le continent lui-même détient tous les ingrédients pour devenir un géant de la production alimentaire qui peut aider à promouvoir la croissance économique, le développement et l’élévation du niveau de vie pour tous.

L’Afrique abrite 60% des terres arables du monde, tandis que le Maroc possède plus de 70% des réserves mondiales de phosphate, ce qui signifie, selon Morocco World News, que la bataille de la sécurité alimentaire est à la portée du continent.

Article19.ma

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