Une bonne nouvelle pour le gouvernement marocain. Et pour cause, en pleine crise diplomatique entre le Maroc et l’Espagne, Rabat a reçu la nouvelle de l’échec du chef radical du parti espagnol Podemos, Pablo Iglesias, et le recul aux élections du Parti socialiste à la tête de l’exécutif espagnol actuel; des développements susceptibles d’avoir un impact positif sur les relations entre les deux pays voisins, surtout après la tension provoquée par l’hospitalisation, sous une fausse identité à Logroño,du chef du Polisario Brahim Ghali.

Selon le site arabophone Hespress.com, Pablo Iglesias, qui soutient ouvertement les séparatistes du Polisario, entravait tout renforcement des relations entre le Maroc et l’Espagne comme le prouve le report de la tenue d’un sommet bilatéral, le premier du genre depuis 2015, lorsque Rabat a appris que cet « extrémiste » allait faire partie de la délégation espagnole.

Pablo Iglesias, souligne-t-on, a annoncé mardi 4 mai au soir, juste après l’annonce des résultats des élections, se retirer de la vie politique après le triomphe de la droite aux régionales à Madrid.

Le Maroc voit d’un bon oeil la disparition de la scène politique d’un politicien radical qui a causé de nombreux problèmes au gouvernement espagnol, qui pariait sur une relation sereine avec Rabat dans les dossiers sécuritaire, d’immigration et du Sahara, alors que le chef de Podemos confondait ses rôles institutionnel et partisan, ajoute la même source.

Bien que certains dossiers à Madrid soient traités par des centres de décision restreints au sein système politique espagnol, les positions de Podemos favorables aux séparatistes du Polisario ont perturbé les relations entre Madrid et Rabat.

Récemment, le chef de Podemos a tenté d’user de sa position gouvernementale pour arracher au gouvernement espagnol une position favorable au Polisario, appelant sur Twitter à « l’autodétermination au Sahara » et à un soutien direct à la la RASD, ce qui a provoqué une tension entre les deux pays voisins.

Il était prévu que le vice-Premier ministre, Pablo Iglesias, se rende à Rabat à la tête d’une délégation espagnole pour participer à la réunion de haut niveau du 17 décembre dernier, mais au dernier moment, le gouvernement a changé la liste des participants en se contentant uniquement des ministres qui ont un mémorandum d’accord avec leurs homologues marocains, tandis que le sommet a été reporté et n’a pas pu être tenu à ce jour.

L’Espagne est le premier partenaire commercial de Rabat et le Maroc est le premier client de l’Espagne hors Union européenne après les États-Unis. De plus, les Marocains forment la plus grande communauté étrangère en Espagne, avec près d’un million de résidents, tandis que le Maroc possède le plus grand réseau de l’Institut culturel espagnol Cervantes, précise Hespress.

Article19.ma

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