Au Maroc, le secrétaire général du Parti authenticité et modernité (PAM), Abdellatif Ouahbi a invité les partis politiques à s’asseoir sur la table pour améliorer le projet de loi No 13.21 sur l’usage légal du cannabis, en cours d’examen à la Chambre des représentants.

Pour M. Ouahbi, qui présidait une rencontre organisée par le groupe du PAM à la Chambre des conseillers avec des organisations de la société civile des régions du nord du Royaume, qui sont directement concernées par le projet de loi sur l’usage légal du cannabis, le problème de la culture du kif concerne une bonne partie de la population marocaine et doit en conséquence être traité avec « courage » et « responsabilité ».

Cette loi ne doit pas faire l’objet de calculs ou de surenchères entre les partis politiques puisqu’elle touche l’avenir d’une grande majorité de citoyens marocains et des habitants des régions du Nord du Royaume, a-t-il dit en préconisant que les partis politiques se mettent autour d’une table, avec le ministre de l’Intérieur, pour aboutir à un consensus et adopter un texte acceptable.

Dans ce cadre, il a souligné l’importance d’écouter les propositions des associations qui encadrent les agriculteurs qui s’adonnent à cette culture.

+ L’approche sécuritaire a été un échec +

M. Ouahbi a attiré l’attention sur le fait que « l’approche sécuritaire » adoptée aussi bien par le Maroc que par d’autres pays comme la Colombie, le Liban ou l’Afghanistan, pour traiter ce problème, a été un « échec » et « montré ses limites ».

Pour aller de l’avant, M. Ouahbi a réaffirmé son plaidoyer pour l’abandon des poursuites juridiques engagées par le passé contre les agriculteurs, précisant que ce sujet a laissé des « drames sociaux » et « beaucoup de séquelles ».

Au PAM, a-t-il assuré, nous voulons une loi qui garantit les droits des agriculteurs et qui sert les intérêts de l’humanité par l’utilisation du cannabis à des fins médicinales.

Le leader du Tracteur a estimé que le grand défi n’est pas l’adoption de cette loi, mais ce sont les investissements qui doivent être drainés dans ces régions pour la transformation de cette filière et l’accompagnement des agriculteurs.

Cette loi est le minimum, mais rien n’empêche qu’elle soit amendée et améliorée à l’avenir au gré des développements sur le terrain et des progrès des politiques et des théories, a-t-il argumenté invitant les parlementaires et les associations des agriculteurs à faire des propositions « concrètes » pour améliorer les dispositions de ce texte.

M. Ouahbi a conclu que cette démarchefondée sur le dialogue et la concertation et l’abandon de l’approche sécuritaire permettra au Maroc de servir d’exemple aux autres pays dans le traitement de la problématique de la culture du cannabis et son utilisation à des fins médicales.

Article19.ma

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.