La commission parlementaire de l’intérieur a décidé de demander au bureau de la Chambre des représentants la constitution d’une commission d’information au sujet de « l’attribution des contrats de gestion déléguée » du transport urbain dans plusieurs grandes villes du Royaume.

Lors de la réunion de la Commission de l’Intérieur, jeudi, son président Hicham El Mhajri a indiqué que trois demandes ont été soumises à ce sujet à la Commission, dont une émanant du groupe Authenticité et modernité portant sur la constitution d’une commission d’information en vue d’examiner le processus d’attribution des contrats de gestion déléguée du transport urbain par les président dans les villes de Kénitra, Casablanca et Marrakech, dont les conseils sont présidés par des dirigeants du Parti justice et développement (PJD).

Selon le site ar.hibapress.com, plusieurs parlementaires de la Commission de l’Intérieur ont obtenu des documents montrant des « manquements graves » dans l’attribution de contrat de gestion déléguée de transport urbain à une société étrangère, notamment à Casablanca où les bus ont été acquis sur le budget de la ville ce qui permet à la société en question de réaliser des profits énormes.

Des sources parlementaires ont également indiqué à hibapress que le conseil de la ville de Marrakech s’apprête, lui aussi, à emprunter la même voie que celui de Casablanca et attribuer la gestion du transport à la même société étrangère, selon un cahier des charges taillé à la mesure de cette entreprise et en excluant des sociétés marocaines actives dans le secteur lesquels ont adressé des plaintes aux autorités concernées afin d’ouvrir une enquête à ce sujet.

Selon le site telemaroc.tv, le maire de Marrakech mène actuellement une course contre la montre pour attribuer la gestion du transport dans cette ville à une société espagnole après avoir élaboré un cahier de charges sur la base d’une étude menée par un bureau d’étude espagnol et en plagiant celui ayant servi à la transaction de Casablanca.

La même source a fait savoir que les présidents des conseils des grandes villes imposent des conditions impossibles à honorer par des sociétés marocaines de transport urbain même au cas où si ces dernières décident de se regrouper pour emporter le marché en exigeant, entre autres, du futur délégataire de compter au moins 5 ou 7 ans d’expérience dans la gestion du transport urbain dans des villes de plus de 800.000 habitants.

Article19.ma

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