Les forces de l’ordre sont intervenues vendredi après-midi pour empêcher un sit-in de solidarité avec deux journalistes en détention préventive qui observent une grève de la faim depuis huit jours, Soulaiman Raissouni et Omar Radi.

Le sit-in, qui devait avoir lieu devant le parlement sur l’avenue Mohammed V à l’appel du « comité de solidarité » avec les deux détenus, s’est ainsi transformé en marche de protestation, a rapporté le site arabophone Hespress.com.

Les manifestants, dont des membres de l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH) ont continué à scander des slogans appelant à la libération des journalistes qui sont en détention provisoire depuis près d’un an et en arborant des banderoles et des photos d’Omar Radi et de Soulaiman Raissouni avec le slogan: « Le journalisme n’est pas un crime! », a ajouté la même source.

+ Appel à la liberté de tous les détenus politiques +

Selon Hespress, Abderrazak Boughanbour, coordinateur du Comité de solidarité avec Raissouni et Radi, a indiqué : « Notre sit-in d’aujourd’hui vise surtout à rappeler qu’il y a des détenus politiques dans les prisons marocaines, dont certains sont en grève de la faim et pourraient mourir à tout moment »

Et d’ajouter : « Il faut rappeler que l’État est obligé de veiller à leur droit à la vie, en plus d’appeler à la libération de tous les détenus politiques « .

L’ancien président de la Ligue marocaine de défense des droits de l’homme (AMDH) a ajouté que « notre pays n’a plus besoin de tels comportements (interdiction) qui ternissent l’image qu’il cherche à donner de lui même d’un pays des droits de l’homme et de la démocratie… ».

Les manifestants ont été contraints de quitter l’avenue Mohammed V, parmi eux, Khadija Riadi l’ex présidente de l’AMDH.

Article19.ma

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