Le journaliste Soulaimane Raissouni, poursuivi en état d’arrestation pour « agression sexuelle », a entamé une grève illimitée de la faim, a-t-on appris dimanche.

Dans un communiqué, la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) a souligné que Raissouni « bénéficie de tous les droits que lui garantit la loi au sein de l’établissement pénitentiaire et que la décision dont il a fait part d’observer une grève de la faim n’a rien à voir avec les conditions de son incarcération ».

La même source a ajouté que « la direction de l’établissement (pénitentiaire) a tenté de le dissuader de poursuivre sa grève de la faim au regard des graves répercussions de cette décision sur son état de santé », et que suite à son refus il a été soumis à une surveillance médicale.

L’administration pénitentiaire impute, par ailleurs, l’entière responsabilité des répercussions de cette décision à Raissouni, ainsi qu’à ses proches et toutes les parties qui le poussent à « observer cette grève, en vue de faire pression sur l’Etat et la justice ».

+ Une fouille “dans le cadre des procédures suivies” +

Par ailleurs, quand aux accusations proférées par l’épouse de Raissouni sur les réseaux sociaux, la DGAPR a expliqué que la fouille effectuée dans la cellule du détenu “n’a rien d’humiliant et entre dans le cadre des procédures suivies à chaque fois qu’un détenu annonce son entrée en grève de la faim”, précisant que la fouille en question d’est déroulée “en présence du concerné sans aucune atteinte à sa personne ou à sa dignité.

La DGAPR dément, par ailleurs, que le détenu ait été interdit de comminuquer avec ses proches contrairement aux allégations « dénuées de tout fondement » de son épouse.

Pour rappel, Raissouni a été accusé de « viol et séquestration » d’un jeune homme, accusation que le mis en cause a toujours nié en clamant « son innocence ».

Il avait pris la direction de la rédaction du quotidien « Akhbar Al Yaoum » à la suite de l’arrestation et la condamnation du fondateur du journal, Taoufiq Bouachrine, à 15 ans de prison ferme pour une affaire de « violences sexuelles… ».

Article19.ma

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