L’affaire du journaliste Taoufik Bouachrine, condamné à 15 ans de prison ferme pour « violences sexuelles », refait surface, après que les plaignantes aient fait état des souffrances qu’elles endurent depuis son déclenchement, réaffirmant leur attachement à leurs droits.

Lors d’une conférence de presse organisée jeudi à ce sujet, les avocats des plaignantes ont appelé à l’adoption de lois pour protéger les victimes et les plaignants.

A cet égard, l’avocat Mohamed Karout a souligné la nécessité de l’élaboration d’un texte qui protège les victimes, notamment, contre les atteintes à leur réputation.

Il a ajouté que les victimes pourraient même être victimes d’agression ou de viol, ce qui nécessite l’élaboration de textes les protégeant.

De son côté, l’avocate Mariame Jamal El Idrissi a soulevé le problème de « la propagation de mensonges en vue de nuire à la réputation à telle ou telle victime ».

El Idrissi a qualifié de « surenchères abjectes » ceux qui prétendent lutter pour les droits de l’homme de cette manière, considérant qu’il s’agit plutôt de « malades mentaux » et de personnes qui souffrent de « schizophrénie des droits de l’homme ».

« Il y a des mécanismes juridiques, des moyens et des règles qui doivent être respectés, et qui permettent aussi de poursuivre en justice éventuellement l’Etat quand c’est nécessaire », a-t-elle ajouté.

L’une des plaignantes, qui a évoqué sa souffrance psychologique, a affirmé que l’accusé l’exploitait de la manière la plus abjecte, qualifiant d’audace sa plainte contre son chef au travail. Elle a également fait savoir qu’elle ne resterait pas silencieuse jusqu’à ce que « le criminel soit puni ».

Une autre plaignante a parlé de la gravité de ses souffrances au point d’avoir honte de révéler son nom dans ses démarches administratives et d’avoir tenté à trois reprises de se suicider, en plus des troubles dans sa relation avec ses enfants.

Article19.ma

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