Au Japon, le fonds de pension gouvernemental (GPIF) a investi quelque 80 millions de dollars dans des entreprises spécialisées dans le cannabis, rapporte Bloomberg.

Le GPIF, qui constitue le plus gros fonds de pension au monde avec 1,6 billion de dollars d’actifs sous gestion, fait ainsi partie des douze principaux actionnaires de Canopy Growth Corp., une entreprise canadienne spécialisée dans les produits à base de cannabis.

+ Un investissement géant à base du cannabis +

Il détient aussi 17 millions de dollars dans Cronos Group Inc. et 7 millions de dollars dans Aurora Cannabis Inc., qui commercialise du cannabis à usage médical et récréatif.

Pourtant, selon la même source, le Japon est l’un des pays les plus impitoyables envers la consommation de cannabis et où la possession de cette substance est passible de cinq ans d’emprisonnement et jusqu’à dix ans pour ses cultivateurs.

Une nouvelle loi est même en discussion pour criminaliser un hypothétique test sanguin positif au cannabis. Sans compter la stigmatisation sociale, les consommateurs étant souvent exclus de leur emploi ou des universités.

+ Une schizophrénie ou exploitation des richesses ? +

S’agit-il d’une schizophrénie?, interrogée par Bloomberg, la représentante du GPIF a expliqué que les investissements en question se font « uniquement dans l’intérêt de ses membres ».

Selon Meeta Kothare, professeur à McCombs School of Business à Austin (Etats-Unis), il est difficile de se passer totalement d’activités en contradiction avec les valeurs d’une société, relevant que de nombreux fonds de pensions publics sont englués dans cette contradiction: d’un côté, assurer un profit maximum pour leurs actionnaires, de l’autre, répondre à des attentes éthiques.

Article19.ma

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