L’ancien secrétaire général du Parti justice et développement (PJD), Abdelillah Benkirane, fait l’objet sur les réseaux sociaux de nombreuses critiques à la suite de l’annonce de la rupture de ses relations avec plusieurs de ses « frérots » PJDistes après l’adoption jeudi par le gouvernement du projet de loi sur la culture et l’usage légales du cannabis.

Quelques heures seulement après l’adoption dudit projet, Benkirane avait annoncé sur son compte Facebook le gel de sa participation aux activités du parti et la rupture de ses relations avec le chef du gouvernement, Saad Eddine El Othmani, et les ministres PJDistes Mustapha Ramid, Mohamed Amkaraz et Abdelaziz Rabah, en plus de l’ancien ministre, Lahcen Daoudi.

Réagissant à l’attitude de Benkirane, aussi bien des adversaires que des sympathisants du PJD ont reproché à ce dernier sa réaction « irréfléchie » et de ne pas avoir respecté l’éthique et les procédures à suivre pour exprimer son désaccord avec le parti, alors que d’autres ont tourné en dérision l’ancien dirigeant PJDiste qui a choisi d’annoncer la rupture de ses relations avec ses frérots sur un « papier utilisé normalement pour emballer le beurre », selon le site arabophone Hespress.com.

+ Benkirane n’a que sa « langue insolente » et « non fiable »+

El Mahjoub, qui était membre d’une section du PJD dans les provinces du sud, a souligné que Benkirane n’a que sa « langue insolente et non fiable », le décrivant comme « une personne très têtue qui vit actuellement le même isolement qu’il avait vécu pendant des années avant de devenir du jour au lendemain Secrétaire général du parti ».

Selon Hespress, la crise que traverse aujourd’hui le PJD, en raison des désaccords internes aggravés par la récente annonce de Benkirane, risque d’entraîner l’effondrement du parti islamiste, une crainte exprimée par un des dirigeants du Mouvement unicité et réforme (MUR), Mhamed Hilali, par le verset coranique: « Ils démolissaient leurs maisons de leurs propres mains, autant que des mains des croyants. Tirez-en une leçon, ô vous qui êtes doués de clairvoyance ».

D’autres ont rappelé à Benkirane certaines décisions qu’il avait prises lorsqu’il était chef de l’exécutif durant la période 2012-16, dont l’adoption d’un système de recrutement de fonctionnaires par contrats, la retenue sur les salaires des grévistes, et la libéralisation des prix des carburants, en plus de sa jouissance d’une pension mensuelle de retraite de 7 millions de centimes.

De nombreux internautes ont, par ailleurs, appelé à l’achat d’une imprimante pour Benkirane pour éviter aux gens la corvée de déchiffrer son écriture médiocre alors que d’autres ont relevé « le style et le caractère populistes de l’annonce à l’image de son auteur ».

Article19.ma

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