La Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réintégration (DGAPR) a décidé de transférer « pour des raisons disciplinaires » les détenus du Hirak Rif de la prison locale de Tanger 2, sans toutefois indiquer l’établissement pénitentiaire qui va les accueillir.

Dans un communiqué, rendu public, ce jeudi, la DGAPR a indiqué que les concernés faisaient un « usage abusif du service de téléphone fixe pour effectuer des appels qui ne s’inscrivent pas dans le cadre de la préservation des liens familiaux et sociaux », mais pour « diffuser des enregistrements et échanger des messages cryptés avec leurs proches.

Et d’ajouter que tout ça se fait « avec l’aide du père de l’un d’eux », pour « réclamer des droits sans rapport avec les circonstances de leur détention » en violation des dispositions légales et réglementaires dans les établissements pénitentiaires.

La Direction des prisons n’a pas cité le nom du « père » en question mais il semblerait, selon des militants des droits de l’homme, qu’il s’agirait du « père » de Nasser Zefzafi, ex-leader de Hirak Rif qui est parmi les détenus de la prison de Tanger 2.

La DGAPR a ajouté que ces détenus « refusaient de se plier aux instructions de l’administration de cette institution, ignoraient ses avertissements répétés, ne respectaient pas les institutions de l’Etat et menaçaient, en plus, d’entamer collectivement des grèves de la faim ».

La DGAPR souligne que sa décision de transférer ces détenus vers d’autres établissements pénitentiaires visent à mettre fin à ces « délits graves », indiquant que les administrations des prisons où ils seront transférés leur permettront de contacter leurs familles pour les informer de la destination de leur transfert dès leur arrivée sur place.

Article19.ma

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