En Algérie, c’est un taux d’abstention humiliant. Et pour cause, les Algériens étaient appelés à s’exprimer ce dimanche 1er novembre par référendum sur le projet de révision constitutionnelle, initié par le président Abdelmadjid Tebboune. Ils n’étaient pas très nombreux à se rendre aux urnes.

Sur près de 24 millions d’électeurs (23.586.012 électeurs exactement), moins de six millions (5.586.259 électeurs) ont voté, soit un taux de participation de 23,7 %, selon le site Tout Sur l’Algérie (TSA).

+ Un plebiscite césariste…+

Ce scrutin proposé par le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a eu lieu au moment où il est hospitalisé en Allemagne pour de graves complications sanitaires, suite à une probable contamination au Covid-19.

Pour rappel, malgré le tapage médiatique de l’Establishment algérien, l’élection présidentielle du 12 décembre 2019, le taux de participation s’était établi à 40%, soit le taux le plus faible de toutes les présidentielles pluralistes de l’histoire de l’Algérie.

A noter que la date du référendum n’a pas été choisie au hasard: le 1er novembre marque l’anniversaire du début de la Guerre d’indépendance contre la puissance coloniale française (1954-1962). «C’est un référendum issu du haut, un plébiscite césariste», estime un analyste politique, selon le magazine Maroc Hebdo.

En d’autres termes, un régime politique que voulait imposer Jules César à Rome où le pouvoir est concentré entre les mains d’un seul homme, appuyé par le peuple et de préférence les militaires.

Dès son investiture en 2019, Abdelmadjid Tebboune a fait de la révision de la Constitution son cheval de bataille afin de calmer manifestants du Hirak et gagner leur sympathie.

In fine, la majorité des Algériens ont rejeté sur le fond et la forme une initiative perçue comme un changement de façade et prônent le boycott du référendum.

Article19.ma