En France, on savait qu’il était partant et ce n’était qu’une question de temps. Ce vendredi, 3 juillet, le Premier Ministre Édouard Philippe a présenté officiellement sa démission et celle de son gouvernement à Emmanuel Macron qui les a acceptées.

« Un nouveau Premier ministre sera nommé dans les prochaines heures », a rapporté l’AFP citant l’Élysée.

[COMMUNIQUÉ DE LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE

M. Edouard PHILIPPE a remis ce jour la démission du Gouvernement au Président de la République, qui l’a acceptée. Il assure, avec les membres du Gouvernement, le traitement des affaires courantes jusqu’à la nomination du nouveau Gouvernement.]

Lors d’une interview exclusive à la presse régionale, jeudi 2 juillet, le chef de l’Etat français Emmanuel Macron a abordé en filigrane la question du départ de son Premier ministre, et ce, au lendemain du 2ème tour des élections municipales dont son parti a souffert.

Question : Avez-vous pris votre décision sur le maintien d’Édouard Philippe ?

Réponse : Depuis trois ans à mes côtés, il mène avec les gouvernements successifs un travail remarquable et nous avons conduit des réformes importantes, historiques, dans des circonstances souvent très difficiles. Il conduit des réformes importantes et nous avons une relation de confiance qui est d’un certain point de vue unique à l’échelle de la Cinquième République. J’aurai à faire des choix pour conduire le nouveau chemin. Ce sont de nouveaux objectifs d’indépendance, de reconstruction, de réconciliation et de nouvelles méthodes à mettre en œuvre. Derrière, il y aura une nouvelle équipe.

Question : Historique, cela signifie que c’est de l’histoire ancienne avec Édouard Philippe ?

Réponse : J’ai fait le choix, en 2017, de prendre à mes côtés un homme qui n’a pas fait ma campagne et qui n’était pas dans ma formation politique, qui était dans la même démarche d’ouverture et de dépassement des clivages traditionnels. Ce que nous avons réussi à faire pendant trois ans, avec beaucoup de confiance et de coordination, est inédit, contrairement à ce qui a été écrit.

Question : Vous pensez à la présidentielle 2022 ?

Réponse : Je n’ai pas le droit de faire des calculs pour moi. Cela voudrait dire de renoncer à prendre des risques utiles pour relancer l’économie. Si on veut réconcilier sans agir, en étant un tacticien pour soi-même, c’est une faute grave. (La Montagne.fr)

Article19.ma

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.