Divers

DIFFEREND – Le torchon brule entre Veolia et les autorités de Rabat…

Pour résoudre les problèmes de sa filiale Redal à Rabat, Veolia aurait mandaté un cabinet spécialisé pour préparer un dossier en vue de le soumettre au CIRDI, le tribunal d’arbitrage de la Banque Mondiale, selon les sources de la newsletter Maghreb Confidentiel.



Veolia compte poursuivre les autorités délégatrices de la capitale auprès de cette juridiction, dit-on. L’objet du différend serait « le non-renouvellement » de son contrat après l’expiration du délai prévu, le 31 décembre 2016, précise-t-on.

L’Intérieur et la mairie de Rabat cherchent depuis plusieurs mois une solution permettant de sauver Redal. Cependant, les différentes parties butent sur un désaccord majeur: d’un côté, Redal exige le versement, par l’autorité délégante et les collectivités locales concernées, des dettes accumulées et qui s’élèveraient à plus de 530 millions de dirhams

Par ailleurs, les autorités exigent que Redal réalise des investissements de plus de 4 milliards de dirhams d’ici 2028, dont 1,58 milliard devait être réalisé entre 2002 et aujourd’hui.

Maghreb Confidentiel rappelle qu’un protocole d’accord avait été signé en août 2015 pour résoudre le problème de la gestion déléguée de la distribution d’eau et d’électricité à Rabat. Cependant, des conflits politiques entre élus du PAM et du PJD en ont empêché la concrétisation.

Pour rappel, Veolia envisageait de se désengager du Maroc en 2014 et avait même retrouvé un repreneur pour ses deux filiales (Redal à Rabat et Amendis à Tanger). Cependant, les collectivités locales concernées s’inquiétaient de voir l’activité passer sous le giron d’un fonds d’investissement, en l’occurence le britannique Actis, et se sont donc opposées à ce deal.

Article19.ma/Le360

Tags

Related Articles

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close