La sortie des grandes entreprises du portefeuille agroalimentaire de SNI a considérablement pesé sur ses résultats. Au terme de l’exercice écoulé, SNI a drainé un chiffre d’affaires consolidé de 33 milliards de Dirhams, en retrait de 18%. 

Le résultat net part du groupe de la SNI s’est limité à 3,5 milliards de DH en chute de 42%. SNI a vécu aux rythmes des désengagements durant l’exercice 2014. Avec les dernières opérations sur Centrale Laitière et Cosumar, SNI se sépare des filiales les plus matures du secteur de l’agro-alimentaire.

En 2014, la holding avait enclenché la seconde phase de son désengagement de Cosumar. Elle a cédé, sur le marché boursier plus de 24% du capital du sucrier national, soit plus de 1 million d’actions au profit d’un large nombre d’institutionnels majoritairement marocains.

La cession de Cosumar a été scellée pour un montant de près de 2 milliards de DH. La même année, la holding a cédé à Danone, près de 21,8% du capital de Centrale Laitière. Au final, le groupe français aura déboursé environ 9 milliards de Dirhams pour détenir plus de 90% du capital de Centrale Laitière. SNI, quant à elle, n’en détient que 5%. S’ensuit le désengagement total de Lesieur Cristal à travers l’Offre Publique de Vente portant sur 23,6% du capital.

La transaction sur ces industriels s’inscrit dans la stratégie de mutation de la SNI en fonds d’investissement. Cette transformation a vocation à prendre des participations à long terme dans des projets structurants au Maroc et en Afrique. Une partie des fonds servira à l’allègement de la dette de la holding qui devrait ressortir à 14 milliards de Dirhams cette année.

Outre ces transformations dans le tour de table de la holding, SNI a connu en 20 14 le départ de ‘Dan Maroc’ du capital de Attijariwafa bank. La société a lâché sa participation de 0,2% dans le groupe bancaire. Une transaction qui a entraîné un impact de 2,2 millions de Dirhams dans les résultats du holding.

Par ailleurs, la contreperformance des autres groupes a également affecté la santé financière de SNI. Malgré le projet de fusion-absorption initié par Lafarge Ci­ments sur ses entités Béton et Granulats, les indicateurs du cimentier s’affichent en demi-teinte.

L’entreprise a maintenu ses bénéfices au même niveau que l’exercice précédent, soit 813 millions de DR. Par contre les revenus ont connu un net ralentissement. Le chiffre d’affaires s’est déprécié de 5,1% à 3,4 milliards de DH. L’autre filiale de SNI, n’a pas fait mieux. Managem a bouclé une année en berne. La minière a même fait l’objet d’un profit warning. La baisse des cours a eu, en effet, raison des résultats du groupe.

Le résultat d’exploitation s’est rétracté de 38% à 446 millions de DH, sous l’effet de la baisse de la teneur d’argent. Les bé­néfices ont chuté en une année de plus de 55% à 182 millions de DR.

Seul le chiffre d’affaires affiche une progression de 2% à 3,8 milliards de DH.

L’économiste/Article19.ma

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