« Un agent d’autorité à la radio » est l’intitulé de l’ouvrage de Abderrahmane Achour, ancien directeur de la Radio nationale marocaine (1986-2003), paru récemment à la maison d’édition Dar annachr almaghribiyya.

Cet ouvrage révèle, pour la première fois, les secrets du travail à la radio, comme il jette la lumière sur les difficultés inhérentes à la responsabilité de gérer un établissement médiatique comme la radio nationale, aussi bien sur les volets politique, administratif, financier ou encore social.

L’auteur a consacré plus de deux années à la réalisation de cet ouvrage, qui combine entre autobiographie personnelle et professionnelle d’un agent d’autorité que « le sort et la situation politique avaient destiné » à assumer la responsabilité d’un établissement médiatique national durant une période qu’il a qualifiée d’exceptionnelle dans l’histoire du Maroc. Il s’agit de la période durant laquelle le Département de la Communication a été annexé au ministère de l’Intérieur.

Cet ouvrage est le fruit de deux années de recherches, de fouilles dans les archives, de vérifications de documents et de données, ainsi que de prises de contacts avec les professionnels de la radio qui ont travaillé aux côtés de l’auteur.

A travers les différents chapitres de cet ouvrage, composé de 423 pages, l’auteur relate les circonstances dans lesquelles il a pris les commandes de le la radio nationale, le climat qui régnait lorsqu’il a quitté cet établissement, tout en racontant ses premiers pas à Dar Labrihi et les réformes qu’il a entamées avec l’aide de la grande famille de la radio.

Il aborde également sa relation avec les ministres qui ont occupé successivement le poste du ministre de la Communication, à savoir Driss Basri, Moulay Driss Alaoui M’Daghri, Mohamed Larbi Messari, Mohamed Achaari et Mohamed Nabil Benabdellah.

L’auteur s’arrête aussi sur certains évènements dont il était témoin tels que le décès de feu SM le Roi Hassan II, les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca, la construction de la mosquée Hassan II et la guerre du Golfe. M. Achour a consacré, en outre, un chapitre intitulé « Champ de mines » à certaines problématiques qui auraient pu détruire sa carrière à la radio. En revanche, il s’attèle avec humour dans le chapitre « Lueurs de radio », sur certains évènements insolites qu’il a vécus.

Concernant les annexes, qui sont au nombre de 28, elles regroupent des statistiques et des tableaux relatifs à la famille de la radio et au travail au sein de l’institution, ainsi que les dates charnières de l’histoire de la radio nationale depuis sa création en 1928. Abderrahmane Achour, qui a été le dernier agent d’autorité à quitter la bâtisse sise à rue Al Brihi à Rabat, ne s’est pas limité à raconter les évènements qu’il a vécus durant sa carrière professionnelle à la radio, mais il s’est également intéressé aux conditions de travail et aux difficultés du personnel de la radio, aussi bien les journalistes que les techniciens, face aux règlements de la fonction publique qui ne permettent pas de les apprécier à leur juste valeur.

Article19.ma

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.