L’Association marocaines des droits humains (AMDH) a appelé les autorités à libérer les 54 activistes du Hirak, dénonçant les peines d’emprisonnement prononcées à leur encontre, mercredi soir, par la cour d’appel de Casablanca.

Dans un communiqué, parvenu jeudi à article19.ma, l’AMDH dénonce « les jugements rendus par la cour d’appel de Casablanca, mardi soir, à l’encontre des activistes du Hirak du Rif et ceux rendus précédemment par les cours d’appel et du tribunal de première instance de la ville d’Al Hoceima en ce sens qu’ils constituent des représailles contre des militants pacifiques qui ont usé de leur droit de protester pacifiquement pour des revendications que les responsables eux même ont reconnues comme étant justes et légitimes ».

L’Association relève, en outre, « l’absence » dans cette affaire des conditions d’un procès équitable, estimant que « les poursuites et les accusations étaient montées de toutes pièces » et que « les arrestations étaient arbitraires et politiques ».

Et de réitérer son appel à la libération de tous les détenus arrêtés lors des manifestations pacifiques, à mettre fin aux poursuites à leur encontre et à abandonner les charges retenues contre eux en vue de créer les conditions à même d’apaiser la tension politique et sociale et de permettre l’ouverture d’un dialogue sérieux et responsable avec les activistes et les manifestants devant conduire à la satisfaction de leurs revendications justes et légitimes.

L’AMDH appelle, enfin, « toutes les instances démocratiques du pays – organisations des droits de l’homme, politiques, syndicales, des femmes et des jeunes- à unir leurs efforts pour exiger la libération de tous les prisonniers politiques et d’opinion dans notre pays, le respect du droit du peuple marocain à l’autodétermination politique, économique et culturel, l’adoption de politiques qui répondent aux besoins réels des citoyennes et des citoyens, et le respect par l’Etat de ses obligations internationales en matière de démocratie et de droits de l’homme ».

Le procès des détenus de Hirak du Rif a pris fin mardi soir après 84 séances et débats controversés. La justice a eu la main lourde et a prononcé des peines allant jusqu’à 20 ans de prison ferme à l’encontre d’une cinquantaine d’accusés, dont l’icône du Hirak Nasser Zefzafi.

Article19.ma

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