A Casablanca, la machine judiciaire poursuit son travail de manière méthodique. Ainsi le procès des détenus de Hirak Rif est entré dans une « nouvelle phase » avec l’audition des quatre « leaders » y compris Zefzafi, considérés par les autorités marocaines comme « les véritables meneurs » des évènements d’Al Hoceima.

L’audience de lundi à la cour d’appel de Casablanca a ainsi été marquée par l’audition de Rabii Elablaq, qui avait observé pendant plusieurs semaines « une grève de la faim » et avait rejeté toutes les accusations dont il fait l’objet, selon le site arabophone Hespress.

Elablaq, un ancien reporter du site en langue arabe « Al Badil » dirigé par le turbulent activiste et journaliste Hamid El Mahdaoui, a déclaré que le juge d’instruction lui a reproché des « faits de la taille d’une montagne », faisant état d’un « complot » auquel il n’a pas participé, signale le site.

A noter qu’El Mahdaoui lui même est actuellement en détention et poursuivi en justice pour son implication dans les évènements d’Al Hoceima.

Elablaq prétend que son arrestation était intervenue parce qu’il avait refusé de participer au « complot contre Zefzafi ». « Et deuxièmement parce que j’ai eu une conversation téléphonique avec El Mahdaoui à propos d’Ibrahim El Bouaazati au cours de laquelle je lui ai dit que ce dernier faisait partie des services de renseignements et il m’a répondu qu’il le savait », a expliqué Elablaq, précisant qu’il a été arrêté 30 minutes après cette conversation téléphonique, selon la même source.

+ L’État profond…+

Revenant sur ce qu’il a appelé son enlèvement, il a affirmé qu’il a été menacé par une arme à feu et qu’il a été contacté afin d’impliquer le meneur du Hirak Nasser Zefzafi.

« Ils me demandaient de me procurer 10 millions de l’étranger pour les offrir à Zefzafi, qu’ils filment ceci puis l’arrêter, mais j’ai refusé », a-t-il dit.

Il a ajouté que deux agents de renseignements l’ont rejoint à son lieu de travail en se présentant comme étant des représentants de « l’Etat profond », affirmant qu’au cours de son arrestation « un revolver a été pointé à son arrière », qu’on lui couvert la tête et « jeté comme un mouton ».

« Un officier m’a dit : si tu parles je viderai dans (injure) une balle alors que je pleurai », a soutenu Elablaq.

Il a également indiqué que les agents lui ont demandé l’endroit où se trouvait Zefzafi et qu’il leur a dit que ce dernier se trouvait à Melilla mais que l’un d’eux lui a répondu que « demain il sera avec toi à la Brigade nationale ». Elablaq a ajouté que l’un des agents lui a fait savoir que la police a laissé Zefzafi libre en vue de parvenir à l’arrestation du plus grand nombre de personnes.

Le mis en cause a, en outre, soutenu que la conversation téléphonique qui a été interceptée l’innocente, demandant à la cour de l’écouter afin de découvrir la vérité tout en réaffirmant que son refus de participer au « complot » est la cause de son arrestation.

Concernant « l’Etat profond », Elablaq a souligné que l’ancien chef du gouvernement Abdelillah Benkirane avait parlé d’un Etat dirigé par le roi et un autre dont il ne sait pas par qui il est dirigé, ajoute la même source.

L’audience de lundi a pris fin vers 21 heures après que la cour ait décidé de la lever à cause de la fatigue.

Article19.ma

1 COMMENTAIRE

  1. bonsoir
    essayons nous d’être francs, de voir la réalité , et la vérité
    comparons les villes d’Alhocima Nador
    avec les autres villes de même taille
    comme Taza , comme Taounate Comme souk larba3a comme etc…
    les viles les plus lotties ce sont Alhocima et Nador
    donc les manifs d’alhocima et Jrada ce sont des manifs politique tout simplement et Alhocima et Nador ce sont des manif séparatistes comme la Catalogne
    bonne soiree

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