Suite à une enquête de terrain, L’Économiste tire la sonnette d’alarme sur la situation écologique dans le Haouz, notamment le problème des déchets ménagers et autres qui avec le temps vont polluer les sources d’eaux de la région y compris le barrage Yacoub El Mansour, principale source d’eau potable de la province de Marrakech.

Extraits de cette enquête:

“De Tahannaout à Tlat N’Yacoub, quelque 65 km, plusieurs communes rurales de la province sont dépourvues de décharges publiques”, affirme le journal casablancais sur son site en ligne, dimanche.

Les douars disséminés dans les montagnes et les vallées jettent leurs ordures n’importe où, parfois au bord des cours d’eau, menaçant ainsi de pollution le fleuve N’fis. Le barrage Yacoub El Mansour, à Ouirgane, qui alimente en eau potable Marrakech, risque une catastrophe écologique à la moindre crue, signale la même source.

+ Un véritable désastre à l’horizon +

Et d’ajouter: « On est dans la province du Haouz. Il suffit de quitter la ville de Tahannaout (à 30 km de Marrakech) et de prendre la nationale menant aux communes rurales d’Asni, Ouirgane, Timegdal, Ijoukak, Tlat N’Yacoub, pour mesurer l’ampleur du désastre. Au long de la route, quelque 65 km, on a la désagréable surprise de rencontrer ça et là des décharges d’ordures anarchiques, faute d’une collecte organisée, responsabilité des autorités communales. »

Un exemple pour illustrer la situation : A 12 kilomètres d’Asni, la commune de Ouirgane regroupe, en plus de Ouirgane-centre, Marigha et la vallée d’Azaden. C’est pire qu’à Asni, elle n’a même pas un camion pour ramasser ses ordures. De taille plus petite que cette dernière certes, avec 26 douars, et seulement 7.600 habitants, cette commune est aussi plus pauvre qu’elle: 3,2 millions de DH comme budget (2017), précise le journal.

Les randonneurs qui affluent, du Maroc et de l’étranger, vers la région, connue pour ses fabuleux sentiers à proximité du fameux Parc national de Toubkal (PNT), de la réserve royale du mouflon et de la réserve des gazelles, se désolent que telles immondices côtoient ces beaux paysages et gâchent en plus une forêt riche de caroubiers, thuya, de chêne…, et de jardins privés riches de noyers, amandiers, oliviers et autres pommiers…

Article19.ma

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