L’économie continue d’être prise en otage par la contrebande. Le phénomène ne faiblit pas malgré la mobilisation croissante des services douaniers. D’après des sources concordantes exerçant dans le commerce de gros et dans l’industrie, le marché local est toujours inondé de gros volumes de marchandises de toute nature.

La différence de prix entre les produits légalement importés et ceux issus de la contrebande commence à 5 DH l’unité pour les produits alimentaires (chocolat-confiserie et dérivés laitiers), varie de 6 à 12 DH le kilo pour les épices, riz et légumineuses, et va jusqu’à des centaines de DH pour les pièces détachées et les appareils électroménagers.

Quant aux volumes, ils se passent de tout commentaire. En effet, rien que pour les produits de contrebande, c’est-à-dire qui rentrent camouflés et sans déclaration aux postes frontières, plus de 30 000 tonnes de riz ont été déversées sur le marché en 2013 à travers Sebta et Mellilia. Pas moins de 11000 tonnes de café, chocolat et biscuits ont été canalisés dans les différentes villes du Royaume au titre de la même année. Environ 3700 tonnes de fromages ont suivi le même périple. De plus, les importations de tabac de Sebta et Mellilia sont arrivées à une moyenne de 25 tonnes les deux dernières années.

A ces quantités, capables à elles seules de déstabiliser le marché, il faut ajouter ce qui passe par les postes aux frontières du pays et dont les opérateurs usent de fausses déclarations d’espèce, de sous-déclaration ou de détournement d’une partie de la marchandise avant l’arrivée au poste de destination pour.

Article19.ma/lavieeco

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