Après plusieurs semaines de détention, les hautes personnalités saoudiennes, détenues à l’hôtel du Ritz-Carlton de Riyad dans le cadre de l’opération anti-corruption, ont été libérées.

Fait inédit, les autorités saoudiennes avaient arrêté, le 4 novembre, près de 200 personnalités publiques, dont 11 princes, 4 ministres en exercice, des dizaines d’anciens ministres et des hommes d’affaires dans le cadre d’une vaste campagne de lutte contre la corruption lancée par le puissant prince héritier Mohammed ben Salmane, 32 ans.

L’interpellation de ces hautes personnalités, qui étaient détenues dans le célèbre palace Ritz-Carlton de la capitale saoudienne fermé au public et transformé à l’occasion en « prison dorée », mais aussi dans d’autres lieux, avait suscité des inquiétudes sur la lutte du pouvoir au sein de la famille régnante.

Le gouvernement saoudien avait déclaré que les arrestations faisaient partie d’un grand projet visant à renforcer la transparence, la responsabilité et la bonne gouvernance et à lutter contre la corruption.

Selon le procureur général saoudien, Saoud Al-Mojab, le montant total des sommes détournées durant des décennies est estimé à plus de 375 milliards de riyals (100 milliards de dollars USD).

Outre le milliardaire Al-Walid bin Talal, les principales personnalités libérées sont le prince Mutaib bin Abdullah bin Abdulaziz, ex-ministre de la Garde nationale, ses deux frères, les princes Mishaal et Faisal, ainsi que le ministre d’Etat actuel, et ancien ministre des Finances, Ibrahim bin Abdulaziz bin Abdullah Al-Assaf.

Le procureur général précisé que les accords conclus avec certains suspects allaient permettre aux autorités de récupérer plus de 400 milliards de riyals (107 milliards de dollars), remboursés sous forme d’avoirs immobiliers, commerciaux, en titres et en espèces.

Le plus médiatisé d’entre eux, le prince Al-Walid ben Talal, 62 ans, cousin du prince héritier, a été libéré samedi après avoir conclu un « arrangement » avec les autorités dont la teneur n’a pas été divulguée. Il fait partie des plus grandes fortunes mondiales.

Le procureur a indiqué que tous les individus pour lesquels les accusations n’étaient « pas suffisamment fondées » et qui ont conclu des accords avec les autorités après qu’ils ont « admis les accusations de corruption » contre eux, ont été libérés.

Toutefois, 56 personnes resteront en détention car ils seraient impliquées dans « d’autres dossiers criminels en cours », et afin de « poursuivre le processus d’enquête ».

Article19.ma

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