Maroc – Optimiste, Lahlimi prévoit une croissance du PIB de 3,8% et des équilibres macroéconomiques « légèrement améliorés » en 2018

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Le Patron du HCP a été plutôt optimiste lors de la conférence de presse, mercredi à Casablanca, où il a évoqué l’évolution économique et financière internationale, avant d’aborder la situation au Maroc, marquée par une croissance robuste à 3,6% en 2017 et prévue à 3,8% en 2018 et une expansion du commerce mondial à 4,2% en 2017 et 4% en 2018.

Selon M. Lahlimi, le Maroc aborde l’année 2018 avec:

– Une demande extérieure adressée à son économie en hausse de 4% en 2017 au lieu de 2,4% une année plus tôt.

– Une croissance économique de 4% en 2017 au lieu de 1,2% une année auparavant, confirmant nos prévisions de juin dernier.

– Des équilibres macroéconomiques légèrement améliorés avec:

— Un déficit budgétaire limité à 3,5% du PIB en 2017, soutenu par le dynamisme de la collecte fiscale et un ralentissement des dépenses budgétaires de fonctionnement et d’investissement

— Un endettement global stabilisé à 81% du PIB, appelant cependant à la vigilance, en raison de son niveau qui le place en tête de tous les pays du benchmark, de l’augmentation croissante de la part dans cet endettement des établissements publics et de sa concentration limitée sur quelques uns d’entre eux.

— Un déficit du compte courant extérieur limité à 4,4% du PIB, qui doit être assorti d’une égale vigilance en raison du déficit de la balance commerciale qui continue à s’inscrire dans une tendance à l’accentuation se situant à 18% en 2017.

Dans ce cadre, il m’a semblé de mettre en annexe de cette intervention deux notes succinctes faisant le point.

L’une sur la soutenabilité de la dette publique de notre pays et la seconde sur celle de ses échanges extérieurs.

Mon propos dans cette présentation du budget économique 2017/2018 n’est certes pas de reprendre même à grand trait le contenu du rapport qui vous sera présenté avec tous les détails par mes collaborateurs. Je voudrai me limiter à soulever quelques sujets de réflexion qui me semblent digne de l’être à l’analyse de l’évolution des secteurs agricole et non agricole.

1. Une croissance agricole en amélioration tendancielle toujours soumise aux aléas de la météorologie

Après une année 2016 marquée par une sécheresse éprouvante, une bonne gestion de ses effets et de ses séquelles sur 2017 et le bénéfice d’une pluviométrie bien répartie dans le temps et l’espace auraient permis à notre pays de réaliser, au cours de cette année, une meilleure année agricole.
Le secteur primaire aurait, dans ces conditions, amélioré sa valeur ajoutée de 15% accompagnée d’une reprise relative de l’emploi après 3 années de baisses successives, d’une réduction du déficit chronique de la balance commerciale agricole, d’une reconstitution de la trésorerie des agriculteurs et d’une augmentation des crédits agricoles à l’équipement.

En 2018, il devrait s’inscrire dans le prolongement de la tendance enregistrée au cours des 10 dernières années, confortée par la mise en œuvre des programmes publics d’appui à la production et à l’organisation des agriculteurs, mais pénalisé par le retour, au cours des derniers mois de 2017, du déficit de la pluviométrie et l’accentuation de l’amplitude thermique.

Article 19.ma

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