Détente dans le procès des détenus du Hirak. Les activistes du mouvement de protestation dans le Rif ont suspendu la grève de la faim qu’ils ont entamée le 25 décembre dernier.

C’est le représentant du ministère public, Hakim El Ouardi, qui l’a lui-même annoncé au procès des détenus du Hirak, mardi devant la cour d’appel de Casablanca.

Selon Me. El Ouardi, 33 détenus ont suspendu leur grève de la faim après des négociations avec l’administration de la prison sur leurs revendications.

Il a ajouté avoir rendu visite jeudi et vendredi à ces détenus qui ont trouvé un compromis avec l’administration et «signé un engagement » pour recommencer à s’alimenter et à s’hydrater.

Ces activistes avaient déclenché cette grève de la faim « ouverte » pour réclamer l’amélioration des conditions de leur incarcération.

Leur avocat Mohamed Aghnaj avait écrit sur sa page Facebook que l’administration de la prison d’Ain Sebaa a procédé à la dispersion des détenus du Hirak sur 45 cellules isolées « sans lits, et non préparées pour accueillir les détenus ».

La Délégation générale à l’Administration pénitentiaire et à la Réinsertion (DGAPR) avait démenti ces allégations soulignant que les détenus dans le cadre des événements d’Al-Hoceima, placés à la prison locale Ain Sebaa 1, bénéficient des « mêmes » conditions de détention que les autres prisonniers.

La DGAPR a assuré que l’ensemble des prisonniers bénéficient d’une douche à l’eau chaude deux fois par semaine et de la promenade quotidienne, qui est d’une durée de deux heures et répartie en deux périodes, l’une en matinée et l’autre dans l’après-midi.

La chambre criminelle près la cour d’appel de Casablanca a décidé, mardi, le renvoi au 5 janvier du procès des mis en cause dans ces événements.

Le procureur général du Roi près cette Cour a répété lors de l’audience de mardi que les mis en cause « sont poursuivis pour les actes criminels dont ils sont accusés et non pour des revendications sociales qu’ils avaient exprimées ».

Ces individus sont poursuivis notamment pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’État », « tentatives de sabotage, de meurtre et de pillage », « réception de fonds, de donations et d’autres moyens matériels destinés à mener et à financer une activité de propagande à même d’attenter à l’unité et la souveraineté du Royaume ».

Article19.ma

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