Ce Britannique de 34 ans a été interpellé par les forces de l’ordre alors qu’il faisait voler un drone au-dessus du bois de Boulogne.

Trois journalistes d’Al Jazeera arrêtés mercredi pour avoir fait voler un drone à Paris ont été libérés jeudi, mais un d’eux comparaîtra la semaine prochaine devant le tribunal après avoir plaidé coupable de cette infraction, a indiqué une source judiciaire. La procédure du « plaider coupable », inspirée du système anglo-saxon, a été introduite en France en 2004 pour désengorger les tribunaux.

 Les trois journalistes – deux Britanniques et un Belge – avaient été interpellés mercredi en milieu d’après-midi dans le bois de Boulogne, dans l’Ouest parisien, alors qu’ils faisaient voler un drone dans le cadre d’un reportage.

Ces arrestations étaient survenues après le survol, deux nuits de suite, de drones au-dessus de la capitale, des faits qui font l’objet d’une enquête du parquet de Paris pour « vol par aéronef en zone interdite ». Le survol sans autorisation de Paris est interdit, qu’il s’agisse de drones, d’hélicoptères ou de tout autre aéronef.

« Aucun lien n’existe entre ces arrestations au bois de Boulogne et les survols des nuits précédentes », a précisé une source proche du dossier. Un des trois journalistes travaille pour le bureau de Paris d’Al Jazeera, selon cette source. Âgé de 34 ans, ce Britannique s’était fait remettre en novembre le drone par le bureau de Londres de la chaîne. Il avait recruté les deux autres reporters, des indépendants âgés de 52 et 68 ans, pour les besoins de ce reportage.

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« Sa peine a été la confiscation de son appareil »

C’est le journaliste d’Al Jazeera qui pilotait le drone tandis que l’un de ses confrères filmait l’engin et que le troisième devait commenter le reportage. L’aéronef a été saisi par des gendarmes des transports aériens (GTA). Seul le journaliste qui pilotait le drone fait l’objet de poursuites. Il sera présenté la semaine prochaine à un magistrat parisien dans le cadre de la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC). Cette procédure plus connue sous son surnom de « plaider coupable » a déjà été plusieurs fois utilisée dans des affaires de drones.

Dans ce système, le procureur propose une peine au prévenu lors de sa convocation au tribunal. Si le prévenu la refuse, il est renvoyé en correctionnelle. S’il l’accepte, elle est immédiatement soumise à homologation par un magistrat du siège lors d’une audience publique. Si le magistrat refuse de l’homologuer, le prévenu est renvoyé en correctionnelle. Mercredi, un restaurateur du nord-ouest de Paris a été condamné dans le cadre de cette même procédure pour « vol par aéronef en zone interdite ». Il avait fait voler un drone lundi soir et été dénoncé par un voisin. Sa peine a été la confiscation de son appareil.

AFP/Article19.ma

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