Selon « une nouvelle vision » du business au Maroc, l’administration de Sofitel Rabat (ex-Hilton), compte transformer une partie du terrain rattaché à ce monument touristique, en une zone immobilière sous forme de villas au prix équivalent à $1 million l’unité.

C’est le journal casablancais Akhbar Alyaoum qui a levé le lièvre mercredi, et a contacté le maire socialiste de la capitale, Fathallah Oualalou, pour apprendre qu’il n’y avait « pas d’inconvénient » à ce projet immobilier lucratif.

Répondant à la question de savoir si le groupe français Accor était tenu d’obtenir une dérogation, Oualalou a affirmé que la société concernée « n’est pas censée obtenir de dérogation… »

Selon Oualalou, l’ancien ministre des finances, l’autorisation de construire est obtenue de facto et c’est une mesure en vigueur visant « à assurer l’équilibre financier à  l’investisseur. »

Voilà ce qui est bien dit, toutefois si le Groupe Accor compte s’enrichir davantage, les employés du Sofitel eux suivent avec un malin intérêt les retombées juteuses de cette affaire. Ces dernières années ils ont organisé des sit-in et des protestations successives pour des augmentations de salaire et autres avantages sociaux.

A rappeler que le Sofitel Rabat, 5 étoiles avec quelques 230 chambres et plusieurs restaurants, est situé au coeur du quartier résidentiel de Souissi, sur 7 hectares entourés d’une forêt d’eucalyptus.

Arès le retrait du groupe coréen Daewoo de la gestion de l’Hotel il y a une dizaine d’années, les nouveaux managers ont vite érigé une clôture et un check point pour empêcher les badauts d’accéder aux espaces verts de ce palace.

Selon les mauvaises langues, « certains hommes d’affaires français seraient nostalgiques de l’époque du Maréchal Lyautey, » parait-il.

Article19.ma

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.