De par ses prérogatives constitutionnelles, le roi Mohammed VI a décidé de mettre fin aux fonctions de 9 ministres du gouvernement précédent ouvrant la voie, éventuellement, à une nouvelle coalition gouvernementale.

La décision royale a ainsi touché 3 ministres et un secrétaire d’Etat du gouvernement actuel, qui étaient membres de l’exécutif précédent, dont le ministre de l’éducation nationale, Mohamed Hassad, qui a appris son limogeage alors qu’il répondait aux questions des parlementaires à la 2èmechambre et comptait rencontrer, par la suite, des syndicalistes et des journalistes.

Hassad, qui apparemment ne s’attendait pas à son renvoie, a été tellement bouleversé qu’il a trébuché et tombé par terre à sa sortie de la salle au moment où certains membres du Mouvement populaire (MP) sont apparus soulagés de savoir que ce dernier ne sera pas le secrétaire général de leur parti, ni son collègue, Larbi Bencheikh, Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education nationale chargé de la formation professionnelle, qui vient aussi de rejoindre cette formation politique, a rapporté le quotidien Assabah.

La même source a indiqué que le secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS) Mohamed Nabil Benabdellah, ministre d’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, qui s’attendait probablement à son renvoie, a appris son limogeage alors qu’il était en mission dans la capitale britannique Londres.

Quant à son camarade du parti, El Houcine Louardi, ministre de la Santé, qui était également à l’étranger, il a été surpris par la décision de son limogeage car il venait juste d’acquérir des équipements ultramodernes de détection du cancer destinés à l’hôpital d’El Hoceima ainsi que des tonnes de médicaments et avait affecté des médecins et des infirmiers dans cette ville.

Pour sa part, l’autre membre du PPS, Charafat Afilal, secrétaire d’Etat chargée de l’eau, qui était en mission à Zagora, a eu la peau sauve.

Le journal a relevé que la colère colère royale a également touché 5 membres du gouvernement d’Abdelillah Benkirane dont Rachid Belmokhtar, en sa qualité d’ancien ministre de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, Lahcen Haddad, en sa qualité d’ancien ministre du Tourisme, qui a fait une dépression en apprenant son limogeage, le parlementaire Lahcen Sekkouri (MP), en sa qualité d’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Amine Sbihi (PPS), en sa qualité d’ancien ministre de la Culture, Hakima El Haiti (MP), ancienne ministre déléguée chargé de l’Environnement.

Ces décisions, rappelle-t-on, ont été annoncées, mardi dernier, à l’issue de la présentation devant le roi par le président de la Cour des comptes, Driss Jettou, d’un rapport comportant les résultats et conclusions de la Cour sur le programme « Al Hoceima : Manarat Al Moutawassit », lequel rapport a souligné que les investigations et enquêtes menées ont confirmé l’existence de plusieurs dysfonctionnements enregistrés sous le précédent gouvernement.

Selon le communiqué du Palais royal, ces décisions « s’inscrivent dans le cadre d’une nouvelle politique qui ne se limite pas uniquement à la région d’Al Hoceima, mais englobe toutes les régions du Maroc, et qui concerne tout responsable, tous niveaux confondus, en application du principe de corrélation entre la responsabilité et la reddition des comptes, d’encouragement des initiatives constructives et de promotion des valeurs de patriotisme sincère et de citoyenneté engagée au service de l’intérêt général ».

Article19.ma 

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