La polémique bat son plein. Hakim Benchamass, président de la Chambre des conseillers se trouve à la croisée des chemins et risque d’être déchu du perchoir, après la perte de son principal soutien et mentor, Ilyas El Omari.

Le parti de l’Istiqlal, après la parenthèse Chabat, entend prendre sa revanche sur celui qui «avait confisqué» la victoire de Abdessamad Kayouh, après le scrutin du 13 octobre 2015, marqué par l’arrivée du PI en tête des suffrages, chichote-t-on dans les coulisses du parlement.

Selon des observateurs indépendants, les gens se rappellent encore la mascarade née de ce scrutin marqué par « des irrégularités » et « une forte « ruralisation » de la Chambre…

Benchamass a été élu grâce aux voix de la majorité et celle de l’opposition, à l’exception du PJD et du PPS qui avaient soutenu le candidat istiqlalien… Le scrutin était très serré après un second tour «remporté» par 58 contre 57 voix à Kayouh !
Mais, Ilyas El Omari, l’homme fort de l’époque, qui faisait et défaisait les alliances sa guise, a « convaincu » le RNI et le MP, entre autres …, pour que son poulain soit élu, affirment ses adversaires.

A autres temps, d’autres mœurs…

Aujourd’hui, après l’éclipse d’El Omari, le successeur en vue à la tête du parti du Tracteur serait Mohamed Cheikh Biadillah, mais rien n’est encore joué…

Cette nouvelle donne est aujourd’hui source d’angoisse pour le chef de la deuxième Chambre et néanmoins idéologue «attitré » du PAM (sic) … qui sait que ses jours sont comptés à la tête de cette institution parlementaire.

Aussi, le parti de Allal El Fassi estime, si l’on croit des déclarations anonymes au même site, le moment serait venu pour « se repositionner » sur l’échiquier politique, après l’éjection du fracassant tapageur Chabat, et faire réintégrer l’Istiqlal dans le jeu politique positif et constructif.

Kayouh, figure notable de l’Istiqlal qui a joué un rôle dans la repositionnement de cette vieille formation politique, ne baisserait pas les bras et tenterait de reconquérir la quatrième plus haute marche de l’Etat, ajoute-on.

Le site TelQuel version arabe qui cite un dirigeant de l’Istiqlal qui a préféré «garder l’anonymat», rapporte que le parti de Nizar Baraka entend «reprendre» ce qui lui avait été enlevé par la force à l’époque d’Ilyas El Omari.

La même source avance que, côté PJD, la volonté de mettre un terme au mandat de Benchamass est «réelle». Le parti de la Lampe soutiendrait l’Istiqlal pour la présidence de la Chambre des conseillers.

Le parti de la Balance devra, cependant, attendre la séance du printemps pour engager la bataille de la reprise du Perchoir
de la Haute Chambre…
Il estime, à raison, que la conjoncture est favorable pour rétablir ses droits, surtout après le rôle joué parle le Sous Massa et les provinces sahariennes (Kayouh et Ould Rchid) lors du dernier Congrès et la proximité avec le nouvel homme fort du RNI… après la mainmise d’Akhanouch sur le parti et l’éventualité de confier à ce dernier le rôle que El Omari n’a pas accompli malgré sa grande gueule…

Tous les rêves du … Sud sont permis : le retour du PI dans le giron de la majorité et à de meilleurs sentiments à l’égard des institutions peut rapporter gros…et mettre un début de fin à la dictature politicienne du Nord, surtout avec les événements du Rif, notamment d’Al Hoceima, dont, hasardeusement, El Omari et Benchamass sont originaires…

Deux figures qui ont fait leur temps e qui se sont offerts un printemps qui a duré ce que durent les roses… l’instant d’un gros mensonge.

Article19.ma

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