Evénements d’Al Hoceima – Le tribunal de Casablanca renvoie au 24 octobre le procès d’un groupe d’accusés rifains

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Hirak Rif toujours d’actualité. La chambre criminelle de la Cour d’appel de Casablanca a décidé, mardi, le renvoi au 24 octobre courant du procès de certains mis en cause dans les événements survenus dans la ville d’Al-Hoceima, dans le but d’apporter de nouveaux éléments au dossier.

Lors d’une audience publique d’un groupe de 21 accusés, dont 3 poursuivis en état de liberté, le tribunal a pris cette décision pour permettre à la défense de l’État et des victimes de présenter à la Cour une liste des noms des victimes, notamment dans les rangs des forces de l’ordre touchés durant ces événements.

Dans une déclaration à la presse, la défense de l’État et des victimes a indiqué que le nombre de blessés a atteint 170 personnes, dont les noms figureront sur une liste qui sera soumise au tribunal lors de la prochaine audience.

L’audience de mardi s’est déroulée dans deux salles séparées, la première ayant été réservée aux avocats, aux médias et aux organisations de défense des droits de l’Homme, alors que la deuxième a abrité les familles des mis en cause.

Au cours d’une audience tenue le 5 octobre, la Cour d’appel de Casablanca a rejeté toutes les requêtes de liberté provisoire au profit des mis en cause dans les événements d’Al-Hoceima, poursuivis devant ce tribunal, qui entamé, le 12 septembre dernier, le procès du groupe composé de 21 accusés, selon l’agence MAP.

Cinq prévenus de ce groupe doivent répondre, chacun en ce qui le concerne, de plusieurs chefs d’inculpation, notamment « atteinte à la sécurité intérieure de l’État », « tentatives de sabotage, de meurtre et de pillage », « préparation d’une conspiration contre la sécurité intérieure » et « réception de fonds, de donations et d’autres moyens matériels destinés à mener et à financer une activité de propagande à même d’attenter à l’unité et la souveraineté du Royaume ».

Ils sont également accusés « d’ébranler la loyauté des citoyens envers l’État marocain et les institutions nationales », « la participation à l’organisation d’une manifestation non autorisée », « la tenue de rassemblements publics sans autorisation » et « la participation à un attroupement armé », ajoute la même source.

En ce qui concerne les autres mis en cause, ils sont poursuivis, entre autres, pour les délits « d’offense et de violence à l’encontre des éléments des forces publiques, ayant causé des blessures avec préméditation, la désobéissance armée, la détérioration de véhicules et de biens publics ».

Article19.ma

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