C’est officiel. Raqqa, la capitale du fantomatique État islamique est tombée totalement mardi aux mains de l’alliance soutenue par les États-Unis après plusieurs mois de combats sanglants.

« Les opérations militaires à Raqqa ont pris fin. La ville est sous le contrôle total » des Forces démocratiques syriennes (FDS), a indiqué Talal Sello, porte-parole de cette alliance de combattants kurdes et arabes entrée début juin dans la métropole du nord du pays, selon l’AFP.

« Tout est fini à Raqqa (…) Il y a actuellement des opérations de ratissage pour éliminer les cellules dormantes, si on en trouve, et pour déminer la ville », a-t-il ajouté.

Les combattant de l’alliance fêtent en ce moment la victoire au tristement célèbre rond-point d’Al-Naïm, où Daech et ses criminels de guerre menaient leurs exécutions lorsqu’il était encore maître de la ville, note l’AFP.

+ Une centaine de djihadistes d’origine marocaine pris au piège +

Le vent a tourné et ce sont les djihadistes étrangers, dont 90 marocains se trouvent pris en piège dans les quartiers populaires de la ville.

Parmi eux figurerait un combattant marocain connu sous le surnom d’«Abou Abdelouadoud», l’un des lieutenants les plus dangereux de Daech, indique le journal casablancais Al Ahdath.

D’autres sources médiatiques, notamment RFI, rapportent l’existence parmi ces djihadistes étrangers d’un français d’origine marocaine : Abdelilah Himmich, alias Abu Soulayman al Faransi. Il est soupçonné par les Américains d’être le commanditaire des attentats de Paris et de Bruxelles.

Selon les services de renseignement occidentaux des dizaines d’autres disciples d’Abou Bakr Baghdadi, notamment de nationalités tunisienne, yéménite et saoudienne, entre autres, sont interdits de quitter L’ex capitale de Daech, et ce, après que cet État fantôme s’est écroulé face aux offensives soutenues par les Etats-Unis ou la Russie, trois ans après la fulgurante ascension du « Califat » autoproclamé en 2014.

Interrogée dimanche sur le sort des djihadistes étrangers de Raqqa, la ministre française de la Défense, Florence Parly, a évoqué la volonté de Paris d’«aller au bout de ce combat»: «Si des djihadistes périssent dans ces combats, je dirais que c’est tant mieux», a-t-elle bien souligné.

Article19.ma

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