Est-ce la fin de la polémique? Et pour cause, certains acteurs des droits de l’homme et de la société civile accusent publiquement le ministère de l’intérieur de « ségrégation » à l’encontre des Amazighs après le refus de l’enregistrement de certains nouveaux nés avec des prénoms amazighs. La Direction générale des collectivités territoriales vient de répondre dans un communiqué que  » ce refus n’était pas lié au choix des prénoms. »

L’enquête effectuée par les services concernés du ministère de l’intérieur a révélé que le refus était motivé, selon les cas, par un l’absence des documents nécessaires à l’enregistrement ou soit à cause du délai d’attente pour consultation des procédures légales et réglementaires suivies, a précisé le communiqué ajoutant qu’après la présentation des compléments de dossiers les parents concernés ont pu enregistrer leurs enfants avec les prénoms qu’ils ont choisis, a précisé le communiqué diffusé lundi après-midi.

Réagissant à certains journaux et sites d’information qui avaient fait état d’interdiction de certains prénoms amazighs comme Massine, Silya ou Simane, la Direction générale des collectivités territoriales a également relevé que les officiers de l’Etat civile sont tenus par les procédures concernant les prénoms conformément à l’article 23 de la loi organique de l’Etat civile, soulignant que chaque année il est procédé à l’enregistrement de 800.000 nouveaux nés avec des prénoms liés à l’identité marocaine, arabes, amazighs, hassanis ou israélites, sans aucun problème.

Elle a également rappelé que le ministère de l’Intérieur avait publié en avril 2010 une circulaire qui a levé toute ambiguïté sur ce sujet, soulignant que la haute commission de l’Etat civile a tenu une réunion en janvier 2014 et a réaffirmé la liberté du citoyen de choisir le prénom de son nouveau né à condition que sa signification ne porte pas atteinte à la moralité ou à l’ordre public.

Le communiqué a, enfin, réitéré que le choix d’un prénom reste libre, dans la mesure où il répond aux exigences légales applicables à tous les Marocains, conformément à la Constitution du Royaume et aux conventions internationales relatives à la protection des droits et des libertés des personnes et particulièrement des enfants.

Article19.ma

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