Une approche « holistique, » basée essentiellement sur le partage des défis sécuritaires et établissant un dosage savant entre sécurité et développement, s’impose pour lutter contre les chantres du terrorisme en Afrique, ont plaidé, vendredi à Marrakech, les participants à l’ouverture de la 6ème édition du Marrakech Africa Security.

Le risque terroriste qui plane sur l’Afrique est d’une telle ampleur et telle intensité qu’il convient de procéder, sans délai, à la conception d’une approche holistique pondérant sécurité et développement et stimulant un partage plus dense, entre les Etats africains, des défis terroristes guettant le continent, ont-ils fait valoir lors d’une session inaugurale sur “les défis sécuritaires partagés”.

Le spectre de Boko Haram

Pour illustrer ces menaces, les récénts événements sanglants en Afrique montrent que presqu’aucun pays du continent n’est à l’abri du phénomène.

Ainsi des terroristes nigérians de Boko Haram ont mené dans la nuit de jeudi à vendredi leur première offensive connue en territoire tchadien. Ils ont attaqué Ngouboua, un village situé sur la rive du lac Tchad, faisant au moins cinq morts et plusieurs blessés.

Après le Niger le week-end dernier, le Tchad a connu dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 février la première attaque de Boko Haram sur son territoire.

Venus de la localité nigériane de Baga, une trentaine d’islamistes armés ont fait irruption à bord de grandes pirogues à moteur vers 3h du matin à Ngouboua, sur la rive du lac Tchad. Ils ont attaqué le village et un camp militaire, tuant au moins quatre civils – dont le chef de canton de Ngouboua – et un militaire.

 Il s’agit de la première attaque du groupe islamiste nigérian sur le sol tchadien, depuis que le Tchad a commencé à déployer le 16 janvier des troupes au Cameroun et au Niger, aux frontières avec le Nigeria.

Le 3 février, l’armée tchadienne a lancé une grande offensive terrestre au Nigeria à partir de Fotokol au Cameroun voisin, reprenant la localité nigériane de Gamboru aux islamistes après de durs combats.

 Dès le lendemain, Boko Haram menait une contre-attaque meurtrière à Fotokol, tuant treize militaires tchadiens, six soldats camerounais et 81 civils.

Les islamistes ont également lancé la semaine dernière de premières attaques meurtrières au Niger, où 109 combattants de Boko Haram, quatre militaires et un civil ont été tués dans le sud, près de la frontière avec le Nigeria.

 Les pays du bassin du lac Tchad (Tchad, Niger, Nigeria, Cameroun et Bénin) se sont mis d’accord pour mobiliser 8 700 hommes dans la force multinationale de lutte contre ce groupe islamiste radical.

Article19.ma/Web  

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