Hayat Boumeddiene, l’épouse d’Amédy Coulibaly, un des terroristes responsables des attaques de janvier à Paris, s’exprime dans un entretien de propagande publié par un magazine jihadiste.

La femme la plus recherchée par la police française, Hayat Boumeddiene, refait surface dans « Dar al-Islam », un magazine francophone semi-officiel de l’organisation de l’État islamique (EI), publié sur Internet dans la nuit de mercredi à jeudi. L’épouse d’Amédy Coulibaly, un des terroristes responsables des attaques qui ont fait 17 morts au début du mois de janvier à Paris, suspectée d’avoir quitté la France pour la Syrie plusieurs jours avant les attentats, s’exprime dans un entretien sur une double-page.

À aucun moment son nom n’est cité. Appelée « la sœur », elle est présentée comme l’épouse « du frère Abou Basir Abdoullah al-Ifriqi », le nom de guerre d’Amédy Coulibaly, qui a revendiqué l’attaque d’une épicerie casher au nom de l’EI. Si l’intégralité des propos de Hayat Boumeddiene consiste à reprendre la propagande des jihadistes, agrémentée de quelques versets du Coran, le seul enseignement du texte est la confirmation de sa présence sur le territoire contrôlée par l’EI, qui s’étend du nord-est de la Syrie vers le nord-ouest de l’Irak. Et ce, même si aucun élément ne permet de savoir si l’interview de Hayat Boumeddiene est authentique, ni où elle se trouve réellement.

Elle revient en outre sur la détermination d’Amédy Coulibaly, dont le « cœur brûlait d’envie de rejoindre ses frères et de combattre les ennemis d’Allah (…) ». Intitulé « Qu’Allah maudisse la France », avec en photo de une la tour Eiffel, ce numéro de 13 pages de propagande résolument anti-française loue les attentats qui ont ensanglanté Paris en janvier. Comme « Dabiq », le magazine du groupe jihadiste en anglais, « Dar al-Islam », est produit par une agence dénommée « Le centre médiatique al-Hayat ».

Article19.ma / France24

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.